A l’initiative de l’église, Mont Des Oliviers, une nouvelle approche de gouvernance de l’église est en cours d’implémentation au Gabon. En effet, le 10 mai dernier, la communauté chrétienne de Libreville a organisé un atelier sur thème : « Comment générer les finances et comment les garder ». Cette rencontre avait pour objectif principal, d’outiller le monde religieux sur les clés de la gestion financière.
Intervenant au cours de cette sortie, Gwenaelle Simbi, consultante en intelligence et éducation financière, a rassuré les participants sur les enjeux dudit atelier. Selon elle, il consistait à » accompagner les personnes présentes sur le chemin de l’indépendance financière, les aider à optimiser la gestion de leur finance personnelle « . Et d’ajouter, « Il existe plusieurs étapes pour accéder à l’indépendance financière. Parmi ces étapes figurent la formation, l’épargne l’investissement et bien plus.
Occasion pour l’experte de prodiguer quelques conseils aux personnes qui méconnaissent le concept de l’intelligence financière. » Aucun humain n’est venu sur terre pour être un zéro, chacun de nous à son niveau veut être héros. Le nerf de la guerre, c’est l’argent. Il faut donc réussir à trouver comment mobiliser ses savoirs, ses dons et ses talents pour pouvoir être financièrement libre », a-t-elle soutenue.
Selon Gwenaelle Simbi, « l’autonomie financière des fidèles dans l’église est un enjeu majeur pour leur épanouissement spirituel, familial et social. Une personne autonome financièrement est mieux préparée à faire face aux besoins de sa vie, à contribuer au développement de sa communauté, et à donner avec joie »
En effet, les obstacles fréquents à l’autonomie financière sont nombreux. Mais l’on évoque régulièrement : le manque de formation sur la gestion financière ; l’esprit de pauvreté ou dépendance chronique ; les mauvaises habitudes de consommation ; l’endettement excessif et enfin, l’absence d’opportunités économiques (emploi, entrepreneuriat).
Fort de ces multiples atouts, il ressort que l’autonomie financière doit être visée même au sein de l’église. En effet, elle permet de réduire la dépendance. Autrement dit, il s’agit de plus dépendre continuellement d’aides ou de dons pour subvenir à ses besoins. Cette l’autonomie financière de l’église permet également de renforcer la dignité humaine. Sur ce segment, elle procure le sentiment d’utilité, de responsabilité et de capacité. Les deux autres atouts que l’autonomie financière peut véhiculer dans l’église portent sur l’encouragement à la générosité responsable. C’est-à-dire, « Donner avec cœur, non par contrainte ». Elle vise enfin la création d’un impact communautaire. Car, « des membres stables financièrement peuvent investir dans l’église, les œuvres sociales, et les projets missionnaires ».
Vu sous ce prime, les participants ont convenu au terme de la rencontre que « le chômage ne devrait plus être considéré comme une fatalité ou un défi difficile à surmonter. Ainsi, à travers la formation et de la maîtrise des outils de l’intelligence financière, chacun peut s’affranchir des chaînes de la dépendance et trouver une place au soleil ».



















