Le nouveau gouvernement formé le mardi 09 janvier dernier n’aura pas de temps de répit. En effet, lors de son tout premier Conseil de ministres, le président de la République, Ali Bongo a fixé le cap de sa mission. Au cours de cette activité, il a prescrit de s’investir à fond dans les projets prioritaires. Cela, afin de toujours répondre, de façon concrète et rapide, aux attentes des Gabonaises et des Gabonais.
De manière précise, il s’agit selon lui, de finaliser les actions publiques en cours et des nouvelles initiatives de son programme d’action en matière d’Infrastructures, de connexion des territoires, d’éducation, de santé et d’accès à la propriété foncière. Evidement pour la concrétisation du gouvernement, Ali Bongo exhorté à se mettre au travail, en faisant preuve de diligence, de pragmatisme et d’interaction dans la mise en œuvre des projets pour une efficacité au service des populations gabonaises.
Après avoir pris bonne note des indications du président de la République, en réponse, le Premier ministre, Alain-Claude Bilie-By-Nze a indiqué mener l’action gouvernementale par la poursuite de la mise en œuvre du Plan d’accélération de la transformation d’une part et, par la traduction en actes de ses Instructions en privilégiant le patriotisme, le pragmatisme dans les projets engagés et la proximité avec les populations, d’autre part.
Faut-il le relever, malgré des actions concrètes, la tache reste immense et ardue. A en croire le dernier rapport de la Banque mondiale sur la situation économique et sociale du Gabon publié au mois de décembre 2022, des efforts considérables doivent encore être fournis pour inverser la tendance de la pauvreté.
Car, en dépit d’abondantes ressources naturelles, le pays peine à réduire la pauvreté au rythme de sa croissance économique. Le Gabon fait partie des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, néanmoins le PIB réel par habitant était 20 % plus bas en 2020 qu’en 1990, et un tiers des habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté de 5,50 dollars par jour.
En outre, la résolution de l’équation du chômage des jeunes se pose aussi avec acuité. Aujourd’hui, un jeune Gabonais sur trois est au chômage. Une transformation structurelle plus solide de l’économie gabonaise apparaît ainsi essentielle pour atteindre un meilleur modèle de croissance verte et de création d’emplois.
Pour y parvenir, la Banque mondiale préconise de : renforcer l’offre de travail en améliorant la formation et les compétences ; développer un système de protection sociale plus efficace pour protéger les plus vulnérables ; et créer des opportunités économiques dans un environnement plus propice à l’investissement et au commerce, pour que le pays tire parti des opportunités liées aux chaînes de valeur régionales et mondiales.


















