Le gouvernement gabonais fait feu de tout bois pour une meilleure organisation du scrutin présidentiel du 12 avril prochain. Si tout le dispositif architectural est en train d’être bouclé, la question du bulletin de vote vient aussi d’être résolue.
En effet, selon un décret, pris en application des dispositions de l’article 89 de la loi organique n°001/2025 du 19 janvier 2025 susvisée, fixant les modalités relatives au bulletin de vote pour l’élection du président de la République pour l’année 2025, il est institué un bulletin de vote distinct par candidat au cours de ce scrutin.
L’article 3 de ce décret souligne quant à lui que ce bulletin de vote de chaque candidat à cette élection du président de la République, portera ses noms et prénoms et, sa photographie. Outre ces mentions, ce bulletin de vote comportera des signes distinctifs des candidats indépendants et des candidats présentés par les partis politiques ou groupements de partis politiques légalement reconnus.
Clarification sur l’enveloppe accolée et le bulletin unique
Selon le ministère de l’Intérieur, le bulletin unique, tel que prévu initialement, ne pouvait pas être utilisé avec l’enveloppe accolée mentionnée dans l’article 121 du Code électoral. Lequel stipulait que « Le vote a lieu sous enveloppe accolée non transparente comportant deux compartiments. Un compartiment de couleur blanche portant la mention vote sert au choix de l’électeur. L’autre, de couleur noire, portant la mention poubelle, est destiné à recueillir les autres bulletins ».
Cette incompatibilité technique, poursuit le ministère de l’Intérieur, « nécessitait une correction pour assurer un processus électoral fluide et conforme aux règles de vote établies ». Il s’agit également une correction matérielle, et non un rétropédalage, comme certains peuvent penser. Il ne s’agit pas d’un changement de cap, mais bien d’une correction d’une erreur matérielle. Car, l’objectif reste de garantir un vote clair pour les électeurs. Il s’agit enfin d’un choix respectueux des institutions. »
En outre, « Le Code électoral venant d’être promulgué, il n’était pas opportun de le modifier par ordonnance, d’autant que le Parlement est en intersession. Une telle décision aurait pu être perçue comme un passage en force du gouvernement », explique le gouvernement qui rappelle qu’il s’agit d’une solution légale et pragmatique.
Revenant sur cette approche, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hermann Immongault indique que « le gouvernement a pris ses responsabilités en adoptant un décret qui réaffirme l’utilisation des bulletins de vote distincts ». Ce choix selon lui, « garantit la conformité avec le cadre légal existant tout en assurant la clarté du scrutin pour les électeurs et acteurs politiques. ».



















