Le ministre du Travail, Madeleine E. BERRE et son collègue du Pétrole, du Gaz et des Mines, Vincent de Paul MASSASSA viennent d’obtenir la levée du préavis de grève déposé par l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP), il y a quelques jours.
Cet heureux dénouement fait suite à la série de rencontres initiées avec la direction générale de Total Gabon d’une part, et les représentants du personnel d’autre part, à l’issue du préavis de grève déposé par l’ONEP. Lesquelles négociations ont permis, ce jour, d’aboutir à un consensus bénéfique pour toutes les parties prenantes et la levée pure et simple du préavis de grève. Au terme des échanges, « les membres du gouvernement ont félicité les partenaires sociaux qui, au cours des différents échanges, ont préservé le dialogue social permanent et constructif, prôné par le président de la République, Ali Bongo Ondimba ».
Selon la presse locale, dans une correspondance datée du 11 février, l’ONEP avait fait parvenir à la direction générale de Total Gabon, un préavis de grève reconductible. Dans son courrier, l’organisation syndicale indiquait qu’à l’expiration dudit préavis, le mercredi 17 février, elle se réserve le droit de lancer une grève sur l’ensemble des établissements de Total Gabon (Base POG, Anguille, Torpille, Cap-Lopez et l’ile Mandji) où exercent les travailleurs de Total.
Par ailleurs dans son cahier de charges, l’ONEP fustigeait le processus de cession d’actifs et de transformation engagé par la société pétrolière. Lequel processus a des conséquences néfastes sur la stabilité des emplois et laisse planer le floue sur l’avenir de la multinationale au Gabon. L’ONEP a mis en exergue, la cession du site de Mboumba à la GOC, la réduction des effectifs par un premier plan de départ volontaire, la cession totale des actifs sud, la réduction des effectifs par un second plan de départ négocié soit disant un plan d’adaptation des compétences et d’optimisation des effectifs alors que c’était encore une fois de plus une stratégie visant à la préparation des cessions des actifs futurs.
A cela s’ajoutaient selon le syndicat, les négociations entamées entre la direction de l’entreprise et les délégués du personnel en août 2020 qui ont abouti à un échec. Les délégués ont pour ce faire, saisi l’ONEP afin qu’elle mène toutes les démarches nécessaires pour l’aboutissement des points de revendications contenus dans leur cahier de charges.
A cet effet, l’ONEP exigeait désormais de Total Gabon, l’octroi d’un bonus à la suite de la cession des actifs de Grondin et Cap Lopez, ce bonus sera reversé à l’ensemble des salariés. Le versement d’une prime de bonne séparation à chaque employé salarié qui serait transféré de Total Gabon vers Perenco. La compensation par Total Gabon des pertes occasionnées aux salariés à transférer chez Perenco. L’épurement de tous les jours cumulés de récupération non pris. Toutefois, l’ONEP avait dit sa disponibilité pour un dialogue franc avec la société en vue de la satisfaction des attentes légitimes et actuelles des employés.



















