C’est un Ali Bongo bien déterminé et rassurant qui s’est adressé à ses compatriotes, le 31 décembre 2021. S’il s’est montré très déçu et affiché sa fermeté face aux auteurs des multiples foyers de tensions qui agitent le landerneau social et politique actuellement, le chef de l’Etat gabonais, na pas fait mystère de sa satisfaction, quant aux acquis du pays sur le plan économique. « 2021, notre pays a franchi une nouvelle étape dans son processus de transformation avec l’adoption du Plan d’accélération de la transformation (PAT) », a d’amblée annoncé Ali Bongo.
Autrement dit, l’occasion paraissait donc idoine pour le numéro ‘’UN’’ gabonais, revenir sur les fondamentaux dudit instrument. « L’objectif premier de ce plan est d’améliorer significativement et rapidement vos conditions de vie au quotidien. », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter, « Pour en finir avec les coupures d’eau et d’électricité, plusieurs grands projets ont été initiés. D’autres ont été réactivés ou accélérés ».
Justement pour lui, les indicateurs en matière de production d’eau et d’énergie sont assez satisfaisants. Ils passent même progressivement au vert. Notamment, avec la construction du barrage hydro-électrique de Kinguélé Aval, la centrale solaire dans la Ngounié ou encore de la rénovation des infrastructures d’alimentation en eau porté par le Programme intégré pour l’alimentation en eau potable et l’assainissement de Libreville (PIAEPAL), et soutenu financièrement par la Banque africaine de développement (BAD).
D’une forte portée sociale, « A l’horizon 2023, ces différents projets permettront de fournir de l’eau au robinet tout au long de la journée. Et de l’électricité 24 heures sur 24, grâce à de l’énergie propre provenant de l’hydraulique et du solaire. Tous ces projets permettront, au surplus, de créer de nombreux emplois qualifiés », a-t-laissé entendre.
Son inventaire socio économique a également s’est aussi orienté sur les projets routiers. Lesquels, jusqu’alors à l’arrêt du fait d’un contexte économique morose, ont été relancés. Ils devraient ainsi permettre aux populations de mieux circuler, se déplacer, de nombreux projets routiers. Il a ainsi fait référence aux dizaines de kilomètres de réseaux routiers dans Libreville et Owendo, ou encore à Oyem, Port-gentil, Mouila, Tchibanga ou Makokou.
Dans ce droit fil infrastructurel, Ali Bongo a aussi fait savoir que la voie de contournement d’Akanda sera en service en 2023. Elle devrait fluidifier le trafic routier et reléguer les embouteillages de cette zone à un mauvais souvenir. Toujours en termes de perspectives, La Transgabonaise, longue de 780 km traversant le pays d’Est en Ouest, par ailleurs emblématique projet de son septennat, devra voir le jour. Pour le chef de l’Etat gabonais, elle charrie une véritable révolution porteuse d’espoir.
Le secteur de la santé a aussi fait l’objet de grandes annonces. Ali Bongo s’est aussi engagé à rendre les soins et les médicaments accessibles partout sur le territoire. « Le déséquilibre qui existe aujourd’hui entre Libreville et le reste du pays sera comblé. Partout, des travaux d’agrandissement ou de réfection des structures sanitaires de proximité ont été lancés. Elles permettront à tous les Gabonais, où qu’ils vivent, de bénéficier des meilleurs soins près de chez eux », a-t-il déclaré.
La réforme de l’Office pharmaceutique national (OPN) de même que la fiabilisation du dispositif de distribution de médicaments aux structures sanitaires publiques y vont également de vision. Pour le président de la République, « Ce sera le début d’une meilleure disponibilité du médicament dans nos structures sanitaires et la fin des faux médicaments et des médicaments périmés au Gabon. C’est une avancée majeure pour notre sécurité sanitaire ».
Le chômage des jeunes n’a pas en reste. Dans ce cadre, le système de formation a été entièrement rénové. Cela, « afin de permettre à chaque jeune Gabonais de trouver un emploi qualifié. L’accent est désormais mis sur la formation technique et professionnelle. Le but : faire correspondre l’offre de formation aux besoins existants sur le marché du travail et faciliter ainsi l’insertion de nos jeunes dans la vie professionnelle », a rassuré Ali Bongo.
Pour ce faire, de nouveaux curricula ont été établis dans le domaine de l’ingénierie électronique, de la mécanique industrielle ou encore de la menuiserie – ébénisterie. Il en est de même de nouveaux établissements de formation professionnelle en cours de construction et les anciens en cours de rénovation. C’est le cas du centre de formation professionnelle de Mvengue, Ntchengue, ou encore du centre de formation Basile Ondimba. D’autres ont déjà ouverts leurs portes. C’est le cas du centre de formation professionnelle de Nkok inauguré personnellement par lui, et dont les trois cent cinquante apprenants sont à pied d’œuvre.
Pour créer toujours plus d’emplois qualifiés dans le pays, l’accent sera davantage mis sur la transformation sur place des matières premières. Dans la filière bois par exemple, avec la création de la nouvelle zone économique spéciale d’Ikolo. L’agriculture avec la création des zones agricoles à forte productivité, les mines avec la relance tant attendue du projet de Belinga, considéré comme la mine de fer non encore développée la plus importante au monde.
Selon, Ali Bongo « Ce projet sera le projet industriel phare au Gabon dans les prochaines années. Il permettra de créer des centaines d’emplois directs, des milliers d’emplois indirects ; mais aussi de désenclaver l’intérieur du pays. Il permettra également d’accélérer la diversification de notre économie et de dégager davantage de ressources pour financer les projets d’avenir et les besoins sociaux ».
En 2021, bien d’autres chantiers encore ont été amorcés. C’est le cas dans le pétrole et le gaz avec la création d’une centrale à gaz à Owendo, la pêche avec la mise en production prochaine de l’usine de conserves de thon et la structuration de la filière transformation des produits de la pêche ou encore le numérique avec la digitalisation des services publics. L’ensemble de ces projets créeront à terme des dizaines de milliers d’emplois directs et indirects.
Sur la sécurité alimentaire, la dépendance alimentaire reste une priorité du gouvernement. Autrement dit, il s’agira de « produire dans une large mesure au Gabon, ce que les Gabonais consomment. Nous faisons en sorte d’être en phase avec les grandes tendances économiques comme la décarbonation ou la digitalisation ».
Evoquant le climat des affaires, Ali Bongo a révélé que des points ont également été engrangés. « Cette année tout particulièrement, grâce à notre travail visant à renforcer l’attractivité de notre pays et améliorer l’environnement des affaires, ce qui s’est traduit par le rehaussement de la notation souveraine du Gabon, de grands projets ont été signés avec certains des plus grands groupes et plus grands fonds d’investissements internationaux », a souligné le président de la République.



















