Cette rencontre avait pour objectif d’adapter les curricula de formation à l’évolution des métiers, et aux nouveaux besoins du marché d’emplois en République gabonaise.
« Cet atelier est la concrétisation d’un long processus qui a consisté dans un premier temps, à interroger le milieu professionnel dans le but de recueillir des informations pertinentes sur l’activité du travail. Cette phase a abouti à l’élaboration d’un rapport d’analyse de Situation de travail (AST) par métier. Dans un deuxième temps, cette analyse a permis aux équipe constituées de formateurs, de professionnels, d’experts métiers et de méthodologues sous la supervision des consultants, de produire différents programmes de formation » a déclaré Célestine Ba Oguewa, chef de projet de la task force « Ouverture des Centres de formation professionnelle ».
Selon le directeur de l’Enseignement professionnel, Serge Obame Meviane, la réforme ne consiste pas seulement à faire de beaux bâtiments, il faut également reprofiler car il est constaté que la plupart des élèves qui sortent des établissements de l’enseignement professionnel et de l’enseignement technique ne sont pas insérés professionnellement. Cela signifie qu’ils ne répondent pas aux profils du monde professionnel. « A partir de ce constat, on a pensé qu’il faut former des personnels qui peuvent s’insérer facilement et impliquer au maximum ceux qui sont à même de le pouvoir. C’est le secteur privé qui va définir le besoin de compétence. C’est dans ce cadre-là que ces curricula ont été élaborés », a expliqué Serge Obame Meviane.
Ces travaux sur la validation nationale des curricula cadrent avec les ambitions du gouvernement s’agissant de la formation professionnelle dans un contexte où le Gabon s’est résolument engagé dans une profonde réforme de son système d’éducation et de formation professionnelle notamment sur les plans pédagogique et infrastructurel.
« Sur le plan pédagogique, il s’agit d’une modernisation et d’une révision des curricula, ainsi qu’un renouvellement des filières de formation, afin de les adapter aux besoins des secteurs productifs identifiés dans le Plan d’accélération de la transformation (PAT) 2021-2023. Sur le plan infrastructurel, le gouvernement a consenti de nombreux efforts pour doter le Gabon de structures de formation de référence, en vue de garantir l’autonomisation et l’insertion professionnelle des jeunes », a réitéré le chef projet de la task force.
Les travaux de cet atelier ont permis de sortir des programmes pédagogiques fiables qui seront mis à la disposition de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle au Gabon dès la prochaine rentrée scolaire.



















