Une séance de travail a réuni le groupe des ambassadeurs des pays de la région Afrique centrale auprès de l’Union africaine avec le président de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC), Fortunato-Ofa Mbo Nchama, le 27 juillet dernier à Addis-Abeba (Ethiopie).
Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre du processus d’accréditation de la BDEAC à l’Union africaine. Elle a vu la participation de tous les représentants des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), ainsi que la représentante de cette CER auprès de l’Union africaine.
A l’occasion, Fortunato-Ofa Mbo Nchama a plaidé pour l’obtention d’un statut d’observateur auprès de l’Union africaine. Lieu par excellence, où sont discutées et adoptées les questions de développement du continent.
Les atouts de la BDEAC pour obtenir ce statut son nombreux. « Région la plus riche du continent et bénéficiant d’une position géographique stratégique au cœur de l’Afrique, la zone constituée par les pays membres de la CEEAC doit tirer grandement avantage de ces atouts comparatifs. Elle doit se donner tous les moyens pour défendre ses intérêts aussi bien au niveau politique qu’en ce qui concerne les stratégies de développement », a défendu le président de la BDEAC.
Avant de poursuivre, « En effet, les concepteurs ou précurseurs de l’intégration régionale en Afrique l’ont envisagée de façon bipolaire, avec une structure à vocation politique et une entité à vocation financière, économique ou développement. Toutes les sous-régions sont ainsi organisées avec une Commission d’une part et une banque de développement d’autre part, toutes représentées auprès de l’Union Africaine. A cet égard, il est plus que nécessaire que la BDEAC, banque de développement de l’Afrique centrale, participe aux grandes discussions qui engagement les politiques de développement des pays de la CEEAC.
Selon Fortunato-Ofa Mbo Nchama, la démarche de la BDEAC est d’autant plus fondée que les actions menées dans le cadre du Plan stratégique 2017-2022 sont cohérentes avec l’agenda 2063 de l’Union africaine.
Dans ce cadre, la BDEAC est pleinement engagée dans le financement de projets de développement durable, l’inclusion financière, l’intégration régionale et la promotion d’une Afrique forte et respectée, a-t-il indiqué.
« Sur la base de ce qui précède, le statut d’observateur permettra à la BDEAC de faire entendre la voix et la spécificité de l’Afrique centrale dans les discussions stratégiques qui engagent le financement du développement de notre continent », a conclu Fortunato-Ofa Mbo Nchama.
Le président a enfin demandé le soutien des ambassadeurs, tout en leur remettant formellement ce dossier. Cela, afin qu’ils le prennent en charge, le présentent et le défendent auprès des instances appropriées de l’Union africaine. Tout en fondant l’espoir que cette ambition naturelle de la BDEAC, se concrétise dans les meilleurs délais, surtout avec l’appui lourd des ambassadeurs.































