Sur la base des informations recueillies auprès des opérateurs économiques, la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 a plongé la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) dans un marasme économique dès le deuxième trimestre 2020.
Sur les prévisions de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC, en 2021, l’activité économique devrait continuer de subir les effets de la crise, laissant entrevoir au passage une reprise moins vigoureuse et rapide des économies de la sous-région.
En glissement annuel, au premier trimestre 2021, l’Indice composite de l’activité économique (ICAE) la CEMAC devrait demeurer en territoire négatif (- 0,6 %, contre 1,3 % au premier trimestre 2020).
Au deuxième trimestre 2021, en glissement annuel, le taux de croissance de l’ICAE des pays de la CEMAC s’établirait à 12,7 % (contre – 8,6 % un an plus tôt).
En effet, les nouvelles mesures restrictives prises par certains gouvernements de la CEMAC en 2021, face à la résurgence des contaminations, devraient stimuler la croissance dans les économies de la sous-région. En outre, la demande mondiale devrait rester atone au premier trimestre, empêchant les entreprises exportatrices de la zone à remplir leur carnet de commandes.
Le Cameroun fait figure d’exception dans la zone, notamment en affichant un dynamisme favorable de son activité au cours du premier trimestre (contribution de 2,3 points à la croissance de l’ICAE au premier trimestre 2021.
L’évolution de l’activité économique au deuxième trimestre 2021 devrait être sensiblement meilleure en glissement annuel pour la quasi-totalité des pays de la CEMAC, avec des apports à la croissance de l’ICAE à nouveau positifs pour la Guinée Equatoriale, le Gabon et le Tchad (+ 4,7 points, + 1,2 point et + 1,0 point respectivement).
Les performances économiques au Congo ne devraient pas connaître de rebond sensible au premier semestre 2021, par rapport au premier semestre 2020, soulignant la sévérité de la crise dans le pays.
Enfin, seule la République Centrafricaine devrait contribuer négativement à la croissance de l’ICAE CEMAC en glissement annuel, sur l’ensemble du premier semestre 2021, en lien avec la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays.
Sur l’ensemble de l’année, d’après les estimations faites par les services de la BEAC, la croissance économique de la CEMAC a été de – 2,1 % en 2020, contre 2,1 % en 2019, sous l’effet d’un recul de l’activité dans le secteur pétrolier et non pétrolier.
La croissance du secteur pétrolier s’est ainsi établie à – 4,2 % en 2020, contre 2,2 % en 2019, tandis que le secteur non pétrolier a reculé de 1,6 % en 2020, contre 2,0 % en 2019. Par pays, on observe une croissance négative en 2020 dans tous les pays de la sous-région à l’exception de la République Centrafricaine.



















