La nécessité de faire face aux dépenses supplémentaires imprévues dues à la pandémie, combinée à la perte de recettes induites par les restrictions sanitaires, et ce malgré une légère remontée des cours du pétrole, a contraint les Etats de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC), à recourir aux partenaires financiers domestiques et extérieurs.
En République centrafricaine par exemple, les estimations tablent sur une dette publique de 629,32 milliards en fin décembre 2020, contre 606.95 milliards un an plus tôt. Au Cameroun, l’encours de la dette publique se serait accru de plus de 100 milliards en un trimestre, pour se situer à 10 291 milliards à la fin de l’année 2020.
Dans le même temps, l’encours de la dette du Gabon était estimé à 6428 milliards FCFA au cours de cette période sous-revue, soit une hausse de plus de 20,2% en un an. Tandis que celui de la dette publique du Tchad, s’estimait à 821,9 milliards de FCFA. Soit une baisse de 5,1 milliards de FCFA, par rapport aux estimations à fin septembre.
Evolution de quelques indicateurs de soutenabilité
Les ratios salaires/recettes non pétrolières et service de la dette/ recettes ont légèrement augmenté sur la période observée, du fait de la faible baisse des recettes.
Comme partout dans le monde, la crise sanitaire a impacté les activités. Elle a ainsi entrainé une dégradation de la situation des finances publiques dans la CEMAC, alors que les Etats étaient dans une bonne dynamique d’assainissement de leurs finances, notamment avec les programmes signés avec le Fonds monétaire international (FMI).
Par ailleurs, l’orientation de la politique budgétaire de l’ensemble des pays de la CEMAC, en 2020, a été expansionniste, contrastant avec la politique budgétaire restrictive mise en œuvre en 2019.
Pour relancer les économies, les Etats ont engagé une série de mesures économiques, fiscales et sociales au titre de l’année 2021. Elles visent essentiellement à soulager les entreprises de leurs tensions de trésorerie et à préserver le pouvoir d’achat des ménages.



















