La 13e session ordinaire du Comité de pilotage programme des réformes économiques et financières de la CEMAC (PREF-CEMAC) s’est ouverte le 16 avril 2021. Cette rencontre s’est tenue par visioconférence. Occasion a donc été donnée aux participants, d’évaluer la mise en œuvre dudit PREF-CEMAC, sur la période 2017-2020.
Un bilan flatteur
Prenant la parole à cette cérémonie d’ouverture, le président de la Commission CEMAC, le Pr. Daniel Ona Ondo a égrené les acquis dudit programme qui ont eu un impact positif sur le redressement des économies de la communauté. Dans ce cadre, il a, entre autre mentionné « l’amélioration de la qualité de la dépense publique dans les États, l’élargissement de l’assiette fiscale, la reconstitution du niveau de nos réserves de change, la poursuite des négociations avec les principales sociétés exploitant les ressources naturelles dans la zone CEMAC en vue du rapatriement des recettes d’exportation. »
A ce registre, il a ajouté, « l’organisation d’une table ronde les 16 et 17 novembre 2020 à Paris pour la mobilisation des financements des projets intégrateurs, la fusion effective des deux marchés financiers de la sous-région, la mise en œuvre effective de la libre circulation des personnes et des biens ainsi que l’application des programmes économiques et financiers soutenus par le FMI par tous les pays de la sous-région ».
Autrement dit, selon le patron de la Commission CEMAC, « Le rapport annuel 2020 du PREF-CEMAC indique un taux de réalisation globale de 66,3% sur l’ensemble des piliers du Programme sur la période 2017-2020 ».
Léger bémol
Daniel Ona Ondo a également souligné les difficultés qui ont émaillé ce programme. Il a notamment cité les nouvelles situations de crise, liées notamment à la pandémie de la COVID-19 et à la chute des cours du pétrole qui sont malheureusement apparues en 2020. Lesquelles ont eu pour conséquence, de remettre à l’épreuve les équilibres fragiles des économies de la sous-région qui sortaient à peine d’une précédente crise.
Ainsi, selon lui, « la sous-région a connu une récession en 2020 alors qu’elle avait précédemment enregistré une croissance positive en 2018 et en 2019. Il en est de même des agrégats budgétaires et des comptes extérieurs qui ont connu une dégradation conséquente en 2020 », a-t-il ajouté.
Malgré tout, « du fait de l’accentuation des risques entourant les perspectives macroéconomiques à court terme de la sous-région, les actions à réaliser, conformément aux résolutions prises au Sommet de Malabo de juillet 2016 et au cours de la Conférence des Chefs d’État de la CEMAC en décembre 2016 à Yaoundé sont toujours d’actualité urgente et méritent d’être renforcées », a conclu Daniel Ona Ondo.



















