Le plaidoyer a été fait par les responsables de la communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale ( CEMAC), à la faveur d’une séance de travail de haut niveau avec le Fonds monétaire international (FMI), ce 12 avril 2021, par visioconférence.
Au menu des échanges, la stratégie régionale pour la restauration de la stabilité économique et financière et un retour à la normale faisant suite à la Covid-19. Cette rencontre se tenait dans le cadre des Assemblées de printemps 2021 du FMI et de la Banque mondiale. Cette séance de travail visait également à échanger sur les défis engendrés par la pandémie de Covid-19, ainsi que les perspectives pour la stratégie régionale de sortie de crise et les programmes soutenus par le FMI dans la sous-région.
Dans ce cadre, s’agissant des défis engendrés par la pandémie de Covid-19, le FMI a relevé une augmentation du poids de la dette ainsi qu’un affaiblissement de la stabilité financière des pays de la sous-région avant de souligner les bienfaits de la poursuite de la renonciation par les Etats membres de la CEMAC, au recours du financement monétaire direct de la BEAC.
Le Fonds a aussi souligné la nécessité d’une mise en œuvre complète de la nouvelle réglementation des changes ainsi que l’accélération des réformes structurelles visant la diversification des économies et l’approfondissement de l’intégration régionale, dans l’optique de soutenir les réserves extérieures de la sous-région.
De leur côté, tout en saluant l’accompagnement du FMI dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie régionale de sortie de crise et dans la riposte contre la crise engendrée par la Covid-19, les autorités nationales et régionales de la CEMAC ont indiqué quelques axes qui mériteraient d’être amplement traités dans le cadre des programmes de deuxième génération des pays de la CEMAC avec cette Institution.
L’on retiendra principalement : la conception des politiques budgétaires destinées à soutenir un développement vert, résilient et inclusif, prenant en compte des stratégies de mobilisation des recettes domestiques souples et flexibles, politiquement et socialement implémentables dans le contexte actuel, l’accélération de la mise en œuvre des réformes structurelles visant la diversification de l’économie, le renforcement de la gouvernance, l’amélioration du climat des affaires et de la productivité ainsi que l’approfondissement de l’intégration régionale ainsi qu’une forte mobilisation en vue de résoudre les crises sécuritaires persistantes dans la sous-région.
En outre, les plénipotentiaires de la CEMAC ont réitéré le vœu de voir le Gabon et la Guinée Equatoriale, pays de la CEMAC non membres de l’IDA, intégrer l’initiative de suspension du service de la dette du G20. Au terme de cette rencontre, le FMI a exprimé sa satisfaction sur les avancées déjà enregistrées par quelques pays de la CEMAC dans la négociation d’un nouveau cycle des programmes soutenus par lui. Avant de relever que les pays avançant dans la mise en œuvre des réformes structurelles, bénéficieront davantage de son financement.
Cette rencontre a vu la participation du Directeur général adjoint du FMI, Mitsuhiro Furusawa, du Directeur du département Afrique du FMI, Abebe Aemro Selassie, des ministres en charge de l’Economie et des Finances de la CEMAC, ainsi que celle des premiers responsables des institutions régionales de la CEMAC, parmi lesquels, le président de la Commission de la CEMAC, le Pr Daniel Ona Ondo et le gouverneur de la BEAC, Abbas Mahamat Tolli.



















