Une nouvelle ère devrait s’ouvrir pour l’Afrique centrale dans le cadre de son industrialisation et de sa diversification économique. En effet, un nouveau cadre global, segmenté et dynamique pour éclairer la formulation des Plans directeurs d’industrialisation et de diversification économique (PDIDE) sous-régionaux et nationaux a pris corps dans la sous-région.
Ce nouveau cadre a pour but de faire de la zone un pôle d’échanges pour une croissance écologique et une industrialisation nette zéro dans de multiples secteurs tels que l’agro-industrie, les véhicules électriques à batterie-énergies renouvelables, les engrais NPK, la pétrochimie, le fer et l’acier et le bétail-cuir, pour n’en nommer que quelques-uns.
Il a été conçu par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), sur la base des plans existants des commissions de la CEMAC et de la CEEAC et de ses propres analyses, études de diagnostic de croissance et prévisions.
Ce cadre PDIDE identifie d’énormes opportunités pour développer plusieurs produits de haute valeur sur la force des dotations de l’Afrique centrale en capital naturel dont les énergies renouvelables, et ancrée sur le développement du capital naturel et humain, l’économie numérique et les zones et clusters économiques régionaux.
Le PDIDE a été revu et validé récemment par les représentants de la Commission de la CEMAC, le Coordonnateur du secrétariat technique du Comité de pilotage pour la rationalisation des Communautés économiques régionales d’Afrique centrale (COPIL/CER-AC) et des responsables/experts des pays d’Afrique centrale.
Sa mise en place procède des faiblesses constatées dans la sous-région dans le cadre de la création des emplois décents et suffisants, malgré l’abondance des ressources naturelles. Ces faiblesses sont particulièrement observées dans les secteurs productifs de l’industrie et des services modernes en raison des déficits de diversification économique.
Raison pour laquelle, le cadre plaide en faveur de l’utilisation par la sous-région, de son capital naturel (comme ses vastes forêts et les services écologiques associés), pour élargir l’espace fiscal et mobiliser des financements innovants (par exemple les obligations vertes et bleues) pour accélérer la transition vers une ère industrielle neutre en carbone net. Ce qui devrait également faire de la région, une destination mondiale privilégiée pour les investissements vert, a souligné Antonio Pedro, directeur du Bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique centrale.
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