La Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale a de forte raisons de se gargariser de son Programme des réformes économiques et financières de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Préf-CEMAC) de 2020.
Le rapport de cet ’instrument présenté par ’instrument présenté par son secrétaire permanent, Djiena Wembou, lors d’une conférence de presse, il y a quelques jours, Brazzaville se veut globalement satisfaisant. Selon les termes dudit rapport, ce Préf-CEMAC), affiche un taux de réalisation de l’ordre de 68,2% en 2020, soit une progression de 6,8% par rapport à l’année 2019.
Cette évaluation s’est faite sur la base des actions mises en œuvre dans les cinq piliers du programme portant sur les politiques budgétaires, la politique monétaire et le système financier, les réformes structurelles, l’intégration régionale et la coopération internationale.
Le premier pilier qui porte sur des politiques budgétaires, affiche une amélioration de 0,8 point par rapport à 2019. Il représente 88,4%, des actions prévues à fin 2020. En outre, par rapport à la cible 2021 du programme, 79,4% des actions prévues ont été réalisées.
L’on signale néanmoins quelques insuffisances. Les objectifs portant sur l’harmonisation des règles budgétaires, l’amélioration de la coordination des politiques ainsi que des dépenses publiques n’ont pas connu de progrès significatifs.
Au sujet de la politique monétaire, la performance est passée à 26, 6 points, soit une progression de 2 points, ce, grâce aux avancées enregistrées dans la redynamisation des marchés financiers et aux actions réalisées par la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale sur le plan des réformes. Il reste, cependant à faire aboutir le projet de la stratégie communautaire de l’inclusion financière, à approfondir le marché financier sous régional puis à prévenir et assurer un traitement approprié des arriérés de manière à préserver la stabilité du système bancaire.
A propos des réformes structurelles, les efforts ont été concentrés sur la diversification économique et le développement du secteur privé d’une part, et l’amélioration du climat des affaires d’autre part. En revanche, le développement des formes alternatives de financement de l’économie n’a presque pas progressé.
Autrement dit, la totalité des actions prévues en matière d’intégration régionale a été réalisée. Bien qu’avec retard sur le calendrier, tous les pays de la CEMAC ont conclu un arrangement financier avec le Fonds monétaire international. Selon le secrétaire permanent du Pref-CEMAC, « Ces résultats ont été atteints dans un contexte de redressement de la croissance du PIB réel, qui a été en moyenne de 1,5% contre -1,4%, malgré une légère remontée de l’inflation, (1,7% en 2017-2019 contre 1,1% en 2016) ».
Outre cette présentation, en vue d’approfondir et d’accélérer ces réformes, le rapport de 2020 propose des recommandations urgentes telles : la finalisation des dossiers techniques des douze projets intégrateurs, fixer la date de la conférence d’annonce des contributions, envoyer des lettres d’invitation et des dossiers techniques.
Pour rappel, le Pref-CEMAC est le cadre de référence qui traduit le plan d’action que les hautes autorités de la sous-région ont mis en place en 2016, pour faire face à la sévère crise économique qui frappe les pays de la CEMAC depuis 2014.



















