Le Conseil des ministres de l’Union économique d’Afrique centrale (UEAC) se tient ce mardi 10 août 2021. Les dossiers inscrits à l’ordre du jour de cette seconde rencontre de l’année en cours, portent sur le contexte économique de la sous-région, à l’ère de la crise sanitaire et économique liée à la pandémie de Covid- 19.
Il s’agira donc pour les participants de procéder à une évaluation de la situation macroéconomique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), et d’analyser les mesures de redressement.
En prélude à cette activité statutaire, le président de la Commission de la CEMAC, Pr Daniel Ona Ondo, a esquissé les attentes charriées par cette rencontre. Selon lui, «À la problématique de savoir : comment relancer l’activité économique dans notre sous-région, il y’a un foisonnement d’idées. Et nous sommes bien placés pour nourrir cette réflexion». Avant de décliner le fort engagement des chefs d’Etats de la sous-région, pour redresser la situation.
Pour rappel, la dernière session du Conseil des ministres de l’Union économique d’Afrique centrale (UEAC), la 36e session ordinaire s’est tenue le 27 janvier 2021 à Yaoundé, au Cameroun.
A l’occasion, Daniel Ona Ondo avait invité « les pays membres à mettre sur pied des politiques publiques concrètes, pour une meilleure intégration sous régionale ».
Il avait à cet effet indiqué un certain nombre d’actions s’imposaient à tous face à la crise sanitaire de la Covid – 19, et son incidence sur l’économie sous régionale. Le président de la Commission de la CEMAC avait alors préconisé, l’urgence d’une promotion de la convergence économique et une coordination à l’échelle régionale des réformes économiques, la diversification des économies des pays de la CEMAC, afin de les rendre plus résilientes aux crises diverses.
Dans ce chapelet, figuraient également la préservation des acquis de la libre circulation des biens et des personnes, l’amélioration du recouvrement de la Taxe communautaire d’intégration (TCI), la mobilisation plus efficace des financements extérieurs et la nécessité de la mise en place, d’un mécanisme alternatif de financement de la communauté.
Face à la situation sanitaire, en sa qualité de président en exercice du conseil des ministres de l’UEAC, le ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey avait quant à lui, appelé ses pairs à rester optimistes.
Cet optimisme portait notamment sur les évolutions médicales dans la production de vaccins contre le virus, l’entrée en vigueur, le 1 er janvier 2021, de l’accord portant Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), ratifié par les Etats. Facteur selon lui, qui constituait une véritable opportunité pour la promotion du commerce intra-africain dans une dynamique de diversification, d’intégration et de plus grande résilience aux chocs.



















