Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) devrait effectuer une visite au Gabon au mois de février. Elle s’inscrit dans le cadre des travaux en cours avec les autorités gabonaises. Tout porte à croire le dossier relatif à un programme avec Libreville sera le principal centre d’intérêt. Mais qu’à cela ne tienne, cette mission intervient dans un contexte économique et financier bien tendu. Elle s’annonce donc décisive et cruciale pour le Gabon. Ce, du fait que le pays dépend de plus en plus des marchés régionaux de capitaux pour répondre à ses besoins de financement.
Un terrain bien balisé
Cette nouvelle visite du FMI à Libreville fait suite à celle effectuée au mois de novembre 2025, par Abebe Aemro Selassie, Directeur du Département Afrique du FMI. A l’occasion, il avait été reçu par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Au cœur de leurs échanges figuraient la vision de développement des autorités de Libreville, axée sur le renforcement de la gouvernance administrative, une transparence accrue dans la gestion des deniers publics et, in fine, l’amélioration durable des conditions de vie des populations gabonaises
Toujours dans cette dynamique, le 12 janvier dernier, le nouveau ministre de l’Économie et des Finances, Thierry Minko avait reçu en audience le représentant résident du Fonds au Gabon. Cette rencontre a également permis de poser les jalons d’un partenariat technique et financier renforcé. Au sortir de cette audience, Alain Gaugris avait souligné la nature constructive des échanges. « Cette audience nous a permis d’explorer les axes d’une collaboration étroite pour explorer ensemble, comment nous allons pouvoir travailler de manière étroite pour aider au développement du pays selon les modalités définies par ce ministère », avait-il déclaré.
Les assurances du FMI
En effet, le FMI se dit prêt à accompagner le pays à travers des modalités flexibles et adaptées aux défis structurels actuels. Et pour se faire, « Le ministre a réaffirmé son engagement à travailler main dans la main avec nos services. Nous sommes à la fois satisfaits et impatients de mener des actions concrètes pour aider les autorités à concrétiser la vision du président de la République », avait ajouté le représentant du FMI.
Pour sa part, Thierry Minko a récemment déclaré que le gouvernement mettrait en œuvre un programme de croissance économique « avec le soutien » du FMI, et que les discussions techniques et institutionnelles avec le Fonds s’étaient intensifiées.
Un porte-parole du FMI a quant à lui indiqué que la nouvelle administration gabonaise avait « renforcé son engagement » avec le Fonds à la suite du dernier remaniement gouvernemental. « Bien que les autorités aient annoncé leur intention de travailler en vue d’un programme soutenu par le FMI, nous n’avons pas encore reçu de demande formelle« , a précisé le porte-parole. Et d’ajouter, « Nous nous réjouissons de poursuivre notre collaboration et prévoyons une visite de nos équipes en février afin d’évaluer la situation macroéconomique et budgétaire et de discuter des plans de réformes et de politiques des autorités. »



















