La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) vient de publier le test prévisionnel de conjoncture de la CEMAC, pour le compte du deuxième trimestre 2021. Dans ses prévisions, elle table sur des perspectives stables dans le secteur pétrolier, avec néanmoins un certain optimisme des opérateurs sur la dynamique des cours mondiaux du brut.
Par pays, la situation s’annonce spécifique, ajoute la banque centrale dans son rapport. En Guinée Equatoriale, l’activité s’annonce malgré tout morose. Le pays faisant face à une chute de la productivité de ses puits de pétrole. Des prévisions de production, à la baisse malgré l’évolution positive attendue des cours mondiaux du baril du pétrole brut.
En effet, le ministère des mines et Hydrocarbures a anticipé une réduction de la production du pétrole, après les bons résultats enregistrés par la connexion des puits 6P de Noble Energy et SS4, des puits SS5 et Z17 de la société MEGI. Malgré cette situation, l’entrée en activité du géant américain Chevron qui a racheté Noble Energy aura un impact positif à moyen terme.
Au Congo, les opérateurs anticipent une stabilité des activités du secteur pétrolier au deuxième trimestre 2021. Cette projection s’expliquerait par la remontée progressive des cours du baril de l’or noir au niveau international, dans le sillage d’une offre contrainte par la limitation des quotas de production fixés par l’OPEP.
Quant au Gabon, l’exploitation pétrolière tendrait vers une stabilisation des volumes de production au deuxième trimestre 2021 suivant notamment le maintien des quotas de production édictés par l’OPEP. Les perspectives à court terme restent optimistes en raison des démarrages des campagnes de forage initialement prévues.
Au Tchad, selon la Société des hydrocarbures (SHT), l’activité pétrolière se stabiliserait au deuxième trimestre 2021, en phase avec la même évolution que les cours mondiaux du pétrole. Cependant, l’approvisionnement en produits d’origine étrangère resterait difficile.



















