Ce 29 juillet 2021, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé des accords triennaux au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité élargie de financement (EFF) pour le Cameroun.
Ces deux accords représentent une valeur de 483 millions de DTS, soir environ 380 milliards de FCFA (environ 689,5 millions, soit 175 pour cent de la quote-part du Cameroun). Ils visent à soutenir le programme de réforme économique et financière du pays.
L’approbation de la FEC/EFF permet un décaissement immédiat d’environ 97,8 milliards de FCFA (177,2 millions de dollars US), utilisable pour l’appui budgétaire.
Cette approbation fait suite à l’aide d’urgence du FMI au Cameroun, au titre de la Facilité de crédit rapide (FCR) d’un montant total de 276 millions de DTS, soit environ 382 millions de dollars EU ou 100 % de la quote-part du Cameroun (voir le communiqué de presse du FMI n° 20/205 et le communiqué de presse du FMI n° 20/318 ).
Pour le rappel, le Cameroun est confronté à d’importants défis de développement accrus par la pandémie. Une recrudescence des cas de COVID-19 depuis janvier 2021 a suscité des inquiétudes quant aux perspectives de croissance et aux positions extérieure et budgétaire.
De plus, les risques de sécurité dans certaines parties du pays persistent. La pandémie pourrait annuler les améliorations en termes de réduction de la pauvreté et de résultats de développement et compromettre la mise en œuvre des réformes.
Alors que l’activité économique s’est nettement ralentie en 2020, le ralentissement a été moins marqué que prévu, reflétant les bonnes performances des secteurs de l’agriculture et de la construction.
Le déficit du compte courant s’est réduit à 3,7 % du PIB, en raison à la fois d’une baisse des importations et d’une hausse des exportations hors pétrole plus élevée que prévu. L’inflation est restée inférieure à 3,0 %.
En outre, la gestion proactive par les autorités de la pandémie de Covid-19 a permis de contenir le déficit budgétaire à 3,6% du PIB. Quant aux perspectives à court terme, ils restent très incertaines et dépendent essentiellement de la mise en œuvre des engagements politiques des autorités dans le cadre du programme.
Néanmoins, prédit le FMI, « Une reprise progressive pourrait porter la croissance du PIB à 3,6 % en 2021 et à 4,6 % en 2022. Le ratio dette publique et extérieure totale/PIB devrait progressivement diminuer après 2021. Tandis que les perspectives de croissance à moyen terme restent positives, tirées notamment par la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement pour 2020-30 (SND30), de grands projets d’infrastructure et une reprise dans les économies des partenaires commerciaux ».



















