Réuni le 30 mars 2021, le Conseil d’administration du Groupe Eramet a approuvé à l’unanimité, les résolutions qui seront proposées au vote de l’Assemblée générale des actionnaires prévue le 28 mai prochain. Dans ce cadre, à l’unanimité, il a proposé à l’Assemblée générale des actionnaires, de renouveler le mandat d’administrateur de Christel Bories, pour une durée de quatre ans, étant précisé qu’il proposera aussi à l’issue de l’Assemblée générale, sa reconduction dans ses fonctions de Présidente directrice générale.
Cette décision du Conseil d’administration fait suite à une évaluation positive de l’exercice de Christel Bories de ses fonctions de Présidente directrice générale, durant son premier mandat. En poutre, le Conseil d’administration considère que Mme Bories a su conduire le développement du Groupe, dans un environnement souvent difficile et mener une profonde transformation. Cela, y compris à travers une nouvelle démarche ambitieuse pour faire d’Eramet un acteur de référence en matière de responsabilité sociétale et environnementale.
Christel Bories appelée à poursuivre la feuille de route du Groupe
Le Conseil souhaite ainsi que la feuille de route du Groupe soit poursuivie sous l’impulsion de Christel Bories et lui renouvelle sa confiance. Par ailleurs, il souhaite faire évoluer à l’avenir, la gouvernance de la société vers une dissociation entre les rôles de Président et de directeur général, avant la fin du nouveau mandat de Christel Bories. Le Conseil d’administration a également procédé à la désignation de l’Administrateur référent prévu par les statuts depuis mai 2020 et a nommé à ce poste François Corbin.
Une décision qui n’a pas laissé la principale concernée insensible. : « Dans la course à la transformation responsable des matières premières, Eramet doit avoir un rôle de premier plan pour l’industrie. C’est avec enthousiasme que j’accueille la perspective de poursuivre l’action engagée avec les équipes depuis 2017 à la tête du Groupe », indiqué Christel Bories.
La fin du bras de fer
Selon des sources proches du dossier, le maintien de Christel Bories à la tête d’Eramet est soutenu par l’Etat français. Par ailleurs, son maintien intervient après des semaines de tensions liées à la volonté de la famille Duval, premier actionnaire du groupe métallurgique et minier (37 % du capital et 44 % des droits de vote), de remplacer celle qui travaille à son redressement depuis 2017.
En effet, un bras de fer opposait l’Etat aux Duval depuis début mars au sujet du maintien de de Christel Bories à la tête du groupe minier. Selon les mêmes sources, la discrète famille auvergnate reproche à Mme Bories, sa gestion de la Société le nickel (SLN), en Nouvelle-Calédonie, et une dette trop lourde. Le groupe a certes accusé une perte de 675 millions d’euros en 2020 et un léger recul de son chiffre d’affaires (à 1,33 milliard), alors que l’endettement net s’est stabilisé à 1,33 milliard l’an dernier. Mais les soutiens de Christel Bories assurent qu’elle a tenu la barre dans la tempête, notamment sur le caillou, secoué par des troubles politiques et sociaux.



















