Selon elle, l’objectif de l’administration américaine, à travers ce sommet, « est de promouvoir une croissance et un développement économiques inclusifs et durables sur tout le continent, d’accroître les flux de capitaux et d’encourager l’esprit dynamique d’entrepreneuriat et d’innovation qui prévaut dans toute l’Afrique », a-t-elle indiqué.
Quant à Dana Banks, assistante spéciale auprès du président et conseillère principale pour le Sommet des dirigeants États-Unis-Afrique, elle a souligné l’importance d’impliquer un large éventail de parties prenantes d’Afrique et des États-Unis.
Globalement, du côté américain, le prochain sommet du président témoigne de l’étendue et de la profondeur des partenariats américains avec les gouvernements, les institutions et les citoyens d’Afrique : des partenariats basés sur le dialogue qui s’appuient sur l’ingéniosité et la créativité de nos peuples.
Ce sommet démontrera aussi l’engagement durable de l’Amérique envers nos partenaires africains, et il sera fondé sur les principes de respect mutuel et d’intérêts et de valeurs partagés. Et une partie essentielle de ce sommet sera de renforcer nos relations économiques.
« Je crois au pouvoir des partenariats public-privé – qui rassemblent l’expérience et l’expertise du secteur privé avec la mission du gouvernement d’agir pour le bien public et avec la confiance du public, et la portée et la capacité que les gouvernements peuvent donner, uniquement, à toute entreprise », a indiqué Mme Harris.
Et d’ajouter, « En travaillant ensemble, nous pouvons libérer une croissance et des opportunités qui dépassent de loin ce que le secteur public ou privé peut réaliser par lui-même. Et, comme tout le monde ici le sait, il y a tellement d’opportunités de croissance économique – en Afrique et, bien sûr, aux États-Unis – lorsque nous collaborons et coordonnons tous ».
La vice-présidente américaine croit aux capacités du continent. « L’Afrique est le continent qui connaît la croissance la plus rapide au monde. D’ici 2030, le continent comptera 1,7 milliard d’habitants, abritant un cinquième de la population mondiale. Le continent est aussi de plus en plus jeune, urbain et connecté. Il y a une demande croissante de nourriture, de soins de santé, d’éducation, de technologie et d’infrastructures », a-t-elle fait savoir
Pourtant, a-t-elle relevée, « des obstacles subsistent : accès limité au capital, coût élevé du financement et goulots d’étranglement juridiques et réglementaires. Cela s’ajoute aux défis mondiaux qui, je le sais, se font cruellement sentir en Afrique, notamment la reprise après la pandémie de COVID-19, la crise climatique et l’insécurité alimentaire ».
Autrement dit, l’administration Biden-Harris s’est engagée à travailler avec l’Afrique pour résoudre ces problèmes, dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. En ce qui concerne l’insécurité alimentaire, les Etats-Unis annoncent qu’ils vont se concentrer sur le besoin urgent d’augmenter la production et les exportations alimentaires avec et au sein de l’Afrique, un défi aggravé par la guerre de Poutine en Ukraine.
À cette fin, depuis octobre dernier, ils ont promis plus de 7 milliards de dollars d’aide humanitaire et de sécurité alimentaire à travers l’Afrique. Plus généralement, l’objectif est de promouvoir une croissance et un développement économiques inclusifs et durables sur tout le continent, d’accroître les flux de capitaux et de promouvoir l’esprit dynamique d’entrepreneuriat et d’innovation qui prévaut à travers l’Afrique.
Autre sujet d’intérêt particulier, les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine. Les Etats –Unis travaillent d’ailleurs avec le continent pour assurer son succès. Dans cette veine, ils se sont également engagés à utiliser tous les outils à leur disposition, y compris le financement du développement, les subventions et l’assistance technique, et le soutien aux réformes juridiques et réglementaires, pour aider nos partenaires africains à prospérer.



















