En berne depuis quelques années, le projet d’exploitation du gisement de fer de Belinga faisant partie des 20% de réserves mondiales de fer prouvées en Afrique centrale, pourrait être relancé de nouveau, après de multiples tentatives infructueuses.
C’est ce qui ressort de l’atelier de validation du rapport provisoire du Plan directeur d’industrialisation et de diversification économique de l’Afrique centrale (PDIDE-AC), tenu du 18 au 21 mai 2021. Cette a remis au goût du jour, un certain nombre de projet relatifs à l’Industrialisation de la sous-région.
Au cours des travaux, le Commissaire Shey Jones Yembe, en charge du département des infrastructures et du développement durable a réitéré l’importance de disposer du PDIDE-AC. Selon lui, il couvre toutes les dimensions de l’industrialisation de l’Afrique centrale jusqu’aux prédispositions conceptuelles de la quatrième révolution industrielle.
Il propose également de nouvelles pistes de réflexions sur les réformes structurelles du PREF-CEMAC de deuxième génération et sur les mesures de relance économique post Covid 19.
Du point de vue technique, Shey Jones Yembe a indiqué que l’élaboration du PDIDE-AC a utilisé une variété d’outils de modélisation intégrés basés sur des scénarios susceptibles de suivre la consommation énergétique, la production et l’extraction des ressources dans tous les secteurs économiques de notre zone.
Sur cette base, il a précisé que cela permettra une gestion rationnelle des matières premières appelées, désormais, à être transformées sur place. Afin de satisfaire prioritairement les besoins fondamentaux de développement économique des pays.
Pour ce faire, la Commission de la CEMAC a insisté pour que les 20% de réserves mondiales de fer prouvées en Afrique centrale – entre le Cameroun (Mbalam), le Congo (Sangha, Lékoumou et Niari) et le Gabon (Bélinga) – soient exploitées pour la construction de la boucle ferroviaire, afin d’interconnecter le réseau existant de la CEMAC (Cameroun, Congo et Gabon) et d’y connecter la RCA, la Guinée Equatoriale par Bata et le Tchad).



















