En vue d’assoir un tourisme communautaire, la Commission de la CEMAC vient d’organiser un atelier de formation des experts nationaux à Douala au Cameroun. A l’occasion de cet atelier, les experts ont été formés pour faire du tourisme, un secteur inclusif et résilient de la CEMAC. L’initiative vise à soutenir les pays membres, dans leur processus de diversification économique.
Elle s’inscrit en outre, dans l’ambition nourrie par la Commission de la CEMAC de se doter d’une politique touristique communautaire axée sur le développement durable des aires protégées transfrontalières.
« Préalablement prévue pour la gouvernance des aires protégées transfrontalières, cette formation a été finalement adaptée pour répondre aux nouveaux défis engendrés par la Covid 19, à l’effet de rendre le secteur plus inclusif et résilient », indique-t-on à la Commission de la CEMAC.
Sept modules ont été retenus pour cette formation. Il s’agit de l’initiation à la conception des projets touristiques structurants; l’initiation au montage de Business plan; le management des projets touristiques ; l’initiation aux techniques de mobilisation de fonds; le marketing touristique; le suivi évaluation des projets et la gestion participative des projets touristiques locaux.
Cet atelier de formation intervient trois semaines après la réunion de concertation régionale, relative à la validation des termes de référence du projet d’harmonisation des systèmes nationaux de classification hôtelière.
Selon les experts, l’Afrique centrale demeure un gisement touristique inexploité. Malgré un riche potentiel, la région est à la traîne en matière de tourisme sur le continent. Elle se positionne comme la dernière destination touristique africaine, avec à peine 5% du flux en direction du continent.
Pourtant la région dispose d’environ 3598 km de côtes baignées par les eaux de l’océan Atlantique. A cela, s’ajoutent 163 aires protégées occupant une superficie de 727 652 Km2 soit environ 11% du territoire de cette sous-région. C’est le plus gros potentiel en biodiversité́ du continent, notamment avec le bassin du Congo. Mais en dépit de ces richesses, l’Afrique centrale se positionne comme la dernière destination touristique africaine, avec à peine 5% du flux en direction du continent.
Cas du Gabon
Au Gabon, le tourisme reste globalement encore à l’état « embryonnaire ». Le pays rencontre, en effet, plusieurs freins au développement du tourisme. Pendant longtemps, le département du tourisme a été rattaché à d’autres ministères, avant de devenir récemment un ministère à part entière, signe d’une prise de conscience du gouvernement envers le développement du secteur.
Le pays compte pas moins de 13 parcs nationaux, couvrant près de 11% du territoire, sans compter plusieurs sites touristiques non exploités. Le pays fait également face, à d’autres soucis en termes d’implantation d’hôtels et de lodge. Comme dans d’autres pays de la sous-région, beaucoup reste à faire.
Conscient des tous ces défis, le pays a engagé un certain nombre d’initiatives afin de booster le secteur. On cite entre autres, la mise en œuvre d’une nouvelle législation. A travers celle-ci, le gouvernement entend rendre l’industrie touristique plus compétitive. « Elle permet entre autres, la catégorisation des activités et le suivi périodique des opérateurs économiques par l’émission des titres administratifs, la mise en place d’une commission de classement des hôtels et d’homologation des projets touristique et hôteliers pour répondre aux standards internationaux », a déclaré Pascal Houangni Ambouroue, ministre gabonais du Tourisme.
Pour rappel, la part du tourisme dans le produit intérieur brut (PIB) était de 229 milliards de FCFA en 2019, soit 4%. Mais avec les ravages causés par la pandémie de Coronavirus sur le secteur, sa contribution au PIB devrait chuter.



















