Le document est produit par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC). Il renseigne qu’au deuxième trimestre, l’inflation s’est hissée à 3,0 % en moyenne annuelle, et à 5,6 % en glissement annuel, contre respectivement 2,1 % et 4,1 % à la fin du premier trimestre 2022.
Analyse de l’inflation globale
Pour l’essentiel, en glissement annuel, la dynamique de l’inflation à fin juin 2022 a été portée principalement par une contribution plus importante de la fonction « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (3,8 points en juin 2022, contre 1,1 point un an plutôt).
Au terme du deuxième trimestre 2022, la situation de l’inflation dans la CEMAC a été marquée par une accélération plus forte qu’attendue, dans un contexte de flambée des prix alimentaires mondiaux, de dépréciation de l’euro et des perturbations dans les circuits d’approvisionnement internationaux.
Il convient de noter que l’inflation alimentaire est la principale source de préoccupation au deuxième trimestre, affectée par des facteurs tant externes qu’internes. Sur le plan externe, l’inflation alimentaire importée s’est accrue, en lien avec une raréfaction de l’offre céréalière au niveau mondial dans le sillage du conflit russo-ukrainien et à un coût du fret maritime plus important.
Sur le plan interne, le recul tendanciel de la production d’huile de palme brute, la hausse sensible du coût des engrais ainsi que les aléas climatiques perturbent significativement l’offre alimentaire, inhibant les efforts d’encadrement des prix ainsi que les mesures fiscalo-douanières prises par les gouvernements de la sous-région, pour juguler la pression sur les prix.
En termes de contribution par pays, le Cameroun, compte-tenu de son poids dans l’activité économique sous-régionale et de la tendance sensiblement haussière de l’inflation dans le pays qui a atteint son plus haut depuis la période 2008-2009, devrait garder une incidence sensible dans la dynamique des prix de la sous-région (contribution de 3,1 points en glissement annuel à fin juin 2022).
Il est suivi du Tchad (0,9 point), du Gabon et de la République Centrafricaine (0,5 point)). De son côté, la Guinée Equatoriale devrait enregistrer une contribution positive plus faible (0,4 point), de même que le Congo (0,3 point).
Comparée à ses principaux partenaires, la CEMAC a enregistré des différentiels d’inflation2 globalement favorables. En effet, en glissement annuel, ce différentiel est favorable vis-à-vis du Nigeria (-13,0 points), des Etats-Unis (-3,5 points), de la Zone Euro (-3,1 points), de l’UEMOA (-1,9 point) et de la France (-0,3 point). A contrario, il a été défavorable par rapport à la Chine (3,1 points).



















