En visite de travail au Gabon depuis quelques jours, le Secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), Wamkele Méné s’est rendu, ce 12 Mai 2021, dans la Zone économique spéciale (ZES) de Nkok, située à 27km de la capitale, Libreville.
En compagnie du ministre de la Promotion des investissements, Carmen Ndaot et du Secrétaire général du ministère du Commerce, Barthélemy Ngoulakia, il a devisé avec les opérateurs économiques installés de cet espace économico-industriel.
Occasion pour lui d’apporter des éclairages sur les préoccupations et attentes nées des souhaits de ces derniers. Notamment sur l’intégration de leur production, sur le marché de la ZLECAF, compte tenu du caractère spécial de la ZES de Nkok.
A l’occasion, Anne Nkene Biyo’o, l’Administrateur général de l’Autorité administrative de la ZES de Nkok a dit toutes les attentes portées sur la Zone de libre-échange continentale africaine. « Nous sommes convaincus que la ZLECAf constitue un important levier du développement de notre continent. A l’heure où planent de multiples incertitudes sur l’économie mondiale du fait de la persistance de la pandémie de la Covid 19, la mise en œuvre de ce vaste marché continental permettra de contribuer aux efforts de transformation structurelle de nos économies et de soutenir le développement des échanges intra-africains qui demeurent encore faibles.», a-t-elle déclarée dans son discours circonstanciel.
Prenant la parole à son tour, le Secrétaire général de la ZLECAf a rassuré les opérateurs de Nkok sur les enjeux et les opportunités qu’offre la ZLECAf. Avant de préciser que « les échanges sont en cours avec les différents Etats ».

Pour permettre à son hôte de toucher les réalités de la ZES de Nkok du doigt, la délégation lui a fait visiter quelques sociétés implantées dans le site. Notamment, la société Gabon Wood Industrie, à la santé Pharmaceutique, aux aciéries du Gabon et enfin au centre d’exposition des meubles.
Pour la bonne gouverne, la Zone économique spéciale de Nkok au Gabon a vu le jour en 2011, sous la vision du président, Ali Bongo Ondimba. Sa création procède de sa volonté de donner un coup de boost à l’économie du pays. Elle compte à ce jour, une centaine d’entreprises actives dans divers domaines.
Répartie en espaces industriel, commercial et résidentiel, la Zone économique spéciale de Nkok intègre des commodités comme un réseau hydraulique, un chemin de fer, des banques, des sociétés d’assurance, une caserne de sapeurs-pompiers, etc. 143 investisseurs, 4 500 emplois directs, dont 70% de Gabonais travaillant à plein-temps, et pouvant même s’y faire former à des spécialités industrielles.
La ZES est aujourd’hui responsable de pas moins 40% des exportations du pays, à cause d’une clause stipulant que ses firmes membres doivent exporter. En retour, les opérateurs bénéficient entre autres, d’une exonération de TVA sur une durée de 25 ans, et d’une exonération des droits de douanes à l’import/export.
La ZES a été qualifiée de référence africaine par l’Organisation africaine des zones économiques. Elle constitue par ailleurs, un exemple à suivre donc, pour les autres pays et dans une certaine mesure, pour les administrateurs de la ZLECAf, selon la ministre de la Promotion des investissements, Carmen Ndaot.



















