Neuf ans après la mise sous administration provisoire de la Postbank SA, par la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC), voilà enfin une nouvelle qui va certainement mettre du baume au cœur des anciens épargnants de cette société en cours de liquidation Ce qui marque ainsi une importante étape dans le processus de règlement des créances qui leurs sont dues. C’est le moins que l’on puisse dire, au décryptage de la correspondance du ministre de l’Économie et des Participations, Mays Mouissi, datant du 4 décembre 2024, à son collègue des Comptes publics.
Le ministre Mays Mouissi en père noël
Selon les termes de ladite note, le gouvernement a prévu une somme de 10 milliards de FCFA dans le cadre de la Loi de finances 2024, pour le désintéressement des épargnants. Selon les informations du liquidateur judicaire de cette structure, ses créances s’élèveraient à 41, 154 milliards de FCFA, dont 21,212 milliards de FCFA pour 60 316 clients enrôlés.
Le timing pour le début de règlement de ces créances relève plus ou moins, d’un acte fort du gouvernement, sous le prisme du social, en cette période de fin d’année avec sa cohorte de charges. Mais aussi et surtout après près d’une décennie d’attente. Autrement dit, ce déblocage de fonds, explique le ministre Mays Mouissi, « procède de l’option optée par le gouvernement de privilégier les règlements des particuliers, et notamment les montants modestes pour des raisons sociales ». Dans ce cadre, il a instruit ses collaborateurs de lui soumettre un plan d’utilisation dans les meilleurs délais, qu’il devrait présenter en Conseil interministériel.
Chronologie des faits
C’est en date du 10 novembre 2015, que la Postbank SA avait été placée sous administration provisoire par la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC). Un administrateur provisoire a été désigné par la même occasion, avec pour mission, d’assurer la gestion courante de l’entreprise et de se prononcer sur la poursuite de ses activités.
Le 20 mars 2017, la COBAC a mis fin à l’administration provisoire de cette société, avant de procéder au retrait de son agrément et décidé de sa mise en liquidation Judiciaire. Le 06 août 2018, le Tribunal de Première Instance de Libreville, en sa Chambre commerciale, avait à son niveau, procédé à l’homologation d’office de la liquidation et la désignation d’un liquidateur.



















