Au Gabon, la période 2023-2025 s’annonce sous de meilleures auspices. Selon le Document de cadrage macroéconomique et budgétaire, l’activité économique nationale devrait s’accélérer sur cette période. Cette évolution se veut en droite ligne avec l’atteinte progressive des objectifs de diversification de la base productive inscrits dans le Plan d’accélération de la transformation (PAT), précise le gouvernement.
Ainsi, les sources de la croissance seraient notamment l’agriculture, le bois, les mines, les agro-industries, l’industrie minière, les autres industries, les travaux publics, et les transports et télécommunication sur la période, renseigne le DCMB. Qui souligne en outre que le produit intérieur brut progresserait en moyenne de 3,1%, portée aussi bien par les activités du secteur pétrole (+0,2%) que par les activités du secteur hors-pétrole (+3,5%).
Sur le plan des ressources, tous les secteurs contribueraient positivement à la croissance sur la période, avec le maintien des performances du secteur primaire ainsi qu’une accélération de l’activité des secteurs secondaire et des services.
Du point de vue des emplois, sur la période, la croissance serait soutenue en moyenne par la demande extérieure (4,9%) avec une hausse des exportations hors pétrole et intérieure (+2,3%) sous l’impulsion de la consommation et du dynamisme de l’investissement.
Une inflation en deçà de la norme communautaire devrait se situer à 2,4% en moyenne sur la période. Grace notamment, à la hausse des prix à l’international des produits de première nécessité, des prix de l’énergie et des coûts des transports.
Dans ce droit fil, la balance des paiements prévisionnelle afficherait un solde global excédentaire à 1,4% du PIB en moyenne sur la période 2023-2025 contre -0,14% du PIB en moyenne entre 2020 et 2022. Cette évolution résulterait du maintien de l’excédent du compte courant, dans un contexte national marqué par la relance économique.
La situation monétaire devrait également s’améliorer, comparativement à la période 2020-2022, où elle a été marquée par une progression des avoirs extérieurs nets (+4,9 points à 6,7% du PIB en 2025), une quasi-stabilité des crédits à l’économie (13,0% du PIB en moyenne) et une hausse de la masse monétaire (2,7 points à 25,3% du PIB en 2025).



















