Une délégation de la Banque mondiale conduite par Cheik F. Kanté, Directeur des opérations de cette institution pour le Gabon et la région Afrique de l’Ouest et du Centre a été reçue ce 17 mars 2025 par le président de la transition, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema.
Outre le point de la coopération entre l’institution financière mondiale et le Gabon, occasion a également été donnée au chef de l’État de présenter à ses hôtes, sa vision de développement pour le Gabon. En retour, la délégation de l’institution de Bretton Woods a indiqué son disposition à contribuer à la matérialisation de cette vision. Cela, à travers l’accélération de la mise en œuvre de grands projets structurants dans le cadre de sa coopération avec le Gabon.
Les projets concernés portent entre autres sur le e-Gabon et digital Gabon spécialisés dans la digitalisation du système de santé visant l’amélioration de la prise en charge des patients et un meilleur suivi de la situation sanitaire du pays, ainsi que le développement du numérique dans tous les autres secteurs.
En outre, l’institution souhaite d’une part lancer un projet d’investissement en matière de construction des voiries urbaines et infrastructures de base dans 7 villes de l’arrière-pays, et d’autre part apporter un appui à la SEEG dans l’amélioration de l’accès à l’eau et l’électricité.
Un Cadre de partenariat-pays couvrant les exercices 2023 à 2027
Il convient de noter que l’action du Groupe de la Banque mondiale au Gabon est adossée sur un Cadre de partenariat-pays (CPP) couvrant les exercices 2023 à 2027. Ce CPP accompagnera le Gabon vers une croissance économique durable et inclusive qui contribuera à deux résultats de niveau supérieur, à savoir : une plus grande résilience des ménages et le création d’emplois dans le secteur privé non-pétrolier. Ce cadre s’appuie sur la stratégie de développement du Gabon, et la Stratégie régionale de la Banque mondiale. Cet engagement très sélectif cible les secteurs suivants :
Un système de prestation de services publics solide
Sur ce segment, la Banque appuiera la numérisation de services publics essentiels à travers le projet Gabon digital pour améliorer la fourniture de services. L’objectif étant d’améliorer la fourniture et l’accès à certains services publics numérisés et de renforcer l’environnement propice à l’adoption de la technologie numérique.
Des services sociaux plus accessibles
Le deuxième secteur qui recevra l’appui de la Banque mondiale est celui des services sociaux. Il s’agira de les rendre plus accessibles. Il concerne le renforcement de l’accès à l’électricité, à l’eau et l’assainissement dans les quartiers mal desservis, et pour étendre la protection sociale aux plus vulnérables. Il s’agira aussi de mettre en œuvre des systèmes de filets sociaux bien conçus et ciblés pour réduire le chômage et accroître la productivité du travail.
Les infrastructures urbaines plus résilientes
Avec un taux d’urbanisation parmi les plus élevés d’Afrique, le Gabon doit promouvoir un développement urbain intégré. Cela implique une meilleure planification urbaine, des routes et des transports locaux améliorés, ainsi qu’un accès élargi à des infrastructures plus vertes et plus résilientes dans les quartiers mal desservis.
Des investissements privés accrus dans les secteurs non pétroliers
Les investissements privés accrus dans les secteurs non pétroliers constituent le dernier secteur qui bénéficiera de l’implication de la Banque mondiale dans le cadre de sa stratégie pays avec le Gabon.. Car, pour diversifier l’économie et améliorer le climat d’investissement, la Banque mondiale, aux côtés la Société financière internationale (IFC) et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), va promouvoir l’emploi bleu et vert dans des secteurs clés tels que la pêche, la foresterie, et l’écotourisme. Cela implique notamment l’appui renouvelé au projet hydroélectrique de Kinguele Aval et la mise à niveau du réseau ferré Transgabonais.
Autrement dit, le portefeuille de la Banque mondiale au Gabon compte actuellement trois projets actifs donc deux projets nationaux et un projet régional représentant un engagement total de 214,50 millions de dollars dans le secteur développement numérique et la statistique.



















