Le manganèse est l’une des activités historiques du Groupe Eramet. Un véritable socle sur lequel, la société a construit puis consolidé une position de leader. Aujourd’hui, Eramet est devenu le premier producteur mondial de minerai de manganèse à haute teneur, ainsi que le premier producteur mondial d’alliages de manganèse à plus haute valeur ajoutée, les « affinés ».
Cette position s’appuie principalement sur nos mines de Moanda au Gabon, via sa filiale Comilog. Avec une production de 7 millions de tonnes en 2021, elle est aujourd’hui la première mine de manganèse au monde.
Pour Eramet, l’activité manganèse, c’est aussi des unités de transformation du minerai au Gabon,. Mais aussi quatre usines en Europe (trois en Norvège et une en France) et une usine aux États-Unis, dans l’Ohio. Leur mission ? Transformer le minerai en alliages de manganèse. Avec de belles performances puisqu’en 2021, la production totale d’alliages a augmenté de 7 % pour atteindre près de 750 000 tonnes.
Champion de la production de minerai de manganèse
Premier producteur mondial de minerai de manganèse à haute teneur, Comilog – la Compagnie minière de l’Ogooué – se distingue par sa riche et longue histoire, qui lui offre une solide expertise en extraction, traitement et transformation du minerai.
Cela fait 60 ans qu’elle valorise le minerai de la mine gabonaise de Moanda. Grâce aux réserves de ce gisement de classe mondiale, Comilog est assurée d’une belle perspective de croissance pour les prochaines années. Les hauts plateaux de l’Ogooué contiennent en effet environ 200 millions de tonnes de minerai avec une teneur de 48 % de manganèse. De quoi couvrir la demande mondiale pour plusieurs décennies.
Comme dans tous les sites miniers d’Eramet, sur le plateau de Bangombé, le minerai est valorisé dans une mine à ciel ouvert sur deux plateaux (Bangombé, Okouma). Afin d’être vendu, le minerai est concassé, broyé, lavé et trié. Une partie est également expédiée au Complexe Industriel de Moanda (CIM) pour y être enrichie, afin de porter sa teneur en manganèse à un peu plus de 50 %.
Une partie est mélangée à du coke et est soumise à de fortes températures ; cette étape de concentration sophistiquée permet d’augmenter sa teneur en manganèse jusqu’à 56 %, une des plus élevées du marché.
Pour compléter cette production, le Complexe métallurgique de Moanda (C2M) met au point le silicomanganèse, un alliage utilisé en sidérurgie, ainsi que de l’oxyde de manganèse, produit entrant dans la composition des batteries et élément essentiel de l’agrochimie.
Une croissance organique au service du pays
Pour compléter la production du plateau de Bangombé, Comilog utilise depuis 2018 un procédé de traitement à sec du minerai. Non seulement il renforce les volumes de production de la mine, grâce à des machines de criblage qui trient le minerai, mais il évite également la consommation d’eau, pour un résultat plus respectueux de l’environnement.
En 2021, la société a augmenté les capacités de production de la mine avec l’ouverture du plateau d’Okouma, dont la production alimente déjà le marché mondial.
Deuxième employeur privé du Gabon, Comilog apporte une contribution importante au développement économique du pays en soutenant de nombreux projets via des partenariats ou du mécénat. Son action en faveur des communautés s’exerce au sein d’un programme et d’engagements durables échelonnés sur plusieurs années.
La filiale place au cœur de ses priorités une attention particulière portée à la jeunesse et à la préservation de l’environnement et de la biodiversité.
En route vers de nouveaux horizons
Dès 2022, l’objectif de production du minerai est porté à 7,5 millions de tonnes. Cette dynamique de développement est soutenue par le programme de rénovation de la voie de chemin de fer du Transgabonais opéré par la Setrag, filiale de Comilog.
Une réhabilitation au service d’une ambition assumée : devenir le leader mondial et responsable de la production de manganèse. Pour améliorer sa performance énergétique, Comilog s’est lancée dans la certification énergie ISO 50001.
En parallèle, l’entreprise a mis en chantier la mine 4.0 avec un recours à la digitalisation et l’automatisation des processus, de l’extraction à l’expédition. Drones, applications et stations connectées font partie du paysage quotidien sur les plateaux de Bangombé et d’Okouma



















