Le 29 juin 2022, le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra a donné le coup d’envoi officiel des travaux de construction du centre de formation digitale au sein de l’université de Bangui. C’était en présence de plusieurs hauts responsables, dont l’Ambassadeur-chef de la délégation de l’Union européenne dans le pays, Douglas Carpenter, et de Hercule Yamuremye qui représentait le chef du bureau-pays de la Banque en Centrafrique.
Le centre de formation digitale prévu dans l’enceinte de l’université entre dans le cadre de la réalisation de la composante centrafricaine du projet de la dorsale à fibre optique d’Afrique centrale, cofinancé par le Groupe de la Banque africaine de développement à hauteur de 16,65 millions d’euros et l’Union européenne pour 17,04 millions d’euros.
Le futur centre qui sera entièrement équipé consiste en un bâtiment R+1, doté de matériels et d’outils de technologie avancée destinés aux travaux pratiques et à l’apprentissage des technologies numériques. Outre les salles de formation, le bâtiment disposera d’un plateau technique intérieur, d’un incubateur de startup, de bureaux et de salles de réunions, a indiqué le ministre de l’Économie numérique, des Postes et des Télécommunications, Justin Gourna-Zacko.
Le centre va offrir aux étudiants centrafricains les conditions optimales pour accéder, sur place, à l’université de Bangui, à des formations de qualité dans tous les métiers liés au numérique, a précisé le chargé de programme-pays de la Banque en République centrafricaine, Hercule Yamuremye.
Ce centre de formation sera une référence et va permettre aux jeunes talents de développer des applications en tenant compte des spécificités économiques et sociales de notre pays et de faire valoir leur génie sur le marché de l’entrepreneuriat. Sa construction n’est que le début de la concrétisation de nombreuses applications du Projet de dorsale à fibre optique d’Afrique centrale, a indiqué Justin Gourna-Zacko.
« Les étudiantes et étudiants centrafricains ainsi formés pourront notamment occuper les emplois hautement qualifiés requis pour l’exploitation, la maintenance et l’extension des infrastructures optiques qui auront été mises en place dans le cadre du présent projet. Cela permettra à terme d’avoir un vivier d’experts nationaux et d’éviter de compter sur l’expertise étrangère, qui est souvent très onéreuse » a, quant à lui ajouté, Hercule Yamuremye.
Le Projet de la dorsale à fibre optique d’Afrique centrale aura plusieurs retombées. Elle va entraîner une augmentation des recettes fiscales et, a contrario, une baisse du coût des transactions économiques et sociales et le désenclavement numérique des zones rurales.
Il permettre également de renforcer l’intégration régionale par l’entremise de liaisons optiques interconnectant la République centrafricaine aux pays limitrophes (Cameroun et Congo) et la revivification du pacte social grâce à la création d’opportunités d’emploi, pour les jeunes en particulier.



















