En matière d’intégration, notamment économique, le Gabon possède de solides atouts à faire valoir. C’est ce que révèle l’indice de l’intégration régionale en Afrique pour la période 2019, publié par la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA).
Avec un score de 0,49 points, le Gabon arrive au premier rang des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), ainsi qu’au 11e rang continental pour ce qui est de l’intégration économique. C’est le Maroc qui domine ce palmarès avec un indice de 0,8 points. Il est suivi de Maurice et de l’Égypte avec un score de 0,63 chacun.
Au niveau de la sous-région Afrique centrale, le pays d’Ali Bongo est suivi de la République du Congo (0,47 points) ; du Cameroun (0,45) ; de la Guinée équatoriale (0,45) ; du Tchad (0,44). Tous ces pays, selon ce rapport appartiennent à la catégorie des performances élevée. La République centrafricaine avec un score de 0,42 se classe dans la catégorie des performances moyennes. Tandis que la RDC (0,29) et l’Angola (0,19) sont logées dans la catégorie des performances faibles.
L’Afrique centrale à la peine
En prenant en compte, tous les indicateurs notamment, l’intégration commerciale, productive et macroéconomique, l’intégration commerciale, l’intégration productive, l’intégration macroéconomique et l’intégration des infrastructures, avec un score général de 0,442, la sous-région, est modérément intégrée. C’est la République du Congo qui arrive en tête devant le Gabon et le Cameroun. Le Burundi, l’Angola et la République démocratique du Congo arrivent quant à eux en dernière position.
Contrairement à la plupart des Communautés économiques régionales, la CEEAC excelle dans le domaine de l’intégration macroéconomique. Mais à l’instar de la plupart d’entre elles, elle est peu performante en matière d’intégration productive. Les disparités entre États membres étant considérables.
Il est à noter qu’en matière d’intégration macroéconomique, huit des onze pays de cette communauté affichent des scores élevés (entre 0,75 et 0,92), et que deux pays ont des scores satisfaisants (entre 0,48 et 0,60).
En outre, si l’on écartait le dernier du lot, à savoir l’Angola (score zéro), la performance de la CEEAC pour cette dimension resterait forte. Il faut néanmoins souligner qu’aucun pays membre de cette communauté ne met actuellement en œuvre un quelconque accord bilatéral d’investissement. Pour cette raison, l’intégration macroéconomique des pays n’est évaluée que sur la base de la convertibilité régionale de leur monnaie et de leur différentiel d’inflation.



















