Après la pluie vient généralement le beau temps. C’est ce que semble traduire le Document de cadrage macroéconomique et budgétaire 2023-2025, publié par le ministère du Budget et des Comptes publics.
En effet, explique ledit instrument, après la récession de 2020 (-1,8%), l’activité en 2021 s’est soldée par une croissance positive à +1,5%, portée par le PIB hors pétrole (+2,5%) malgré la baisse du PIB pétrolier (-6,7%).
Ainsi de manière générale, tous les secteurs ont enregistré de bonnes performances sur la période sous revue. Dans le secteur primaire, la production nationale de manganèse s’est consolidée à 13,7% à 9,6 millions de tonnes en 2021 comparativement à l’an dernier.
Cette performance a été réalisée grâce aux résultats exceptionnels obtenus par la Comilog sur le plateau d’Okouma et au bon rendement de Cicmhz sur la mine de Ndjolé. L’exploitation forestière s’est 16 améliorée avec une croissance de 12,1% pour une production de grumes de 2 395 478 m3. Cette embellie s’explique par l’exploitation de nouvelles surfaces forestières et l’assouplissement des mesures restrictives de riposte contre la Covid-19.
Enfin, concernant l’agriculture de rente, la production d’huile de palme brute s’est raffermie de 52,6% pour s’établir à 107 336 tonnes, contrairement à celle du caoutchouc usiné qui s’est repliée de 25%. Par contre, la production nationale de pétrole brut réalisée en 2021 s’est établie à 10,040 millions de tonnes métriques, en baisse de 6,7% par rapport à l’exercice 2020.
Ce repli s’explique par l’application des quotas OPEP+ mais également par des aléas opérationnels (avarie sur des câbles électriques alimentant les sites Anguille et Torpille) et à un faible taux de disponibilité des équipements (compresseurs, générateurs électriques, etc.) chez certains opérateurs.
En ce qui concerne le secteur secondaire, la production globale des industries du bois a augmenté de 33,1% à 1 425 865 m3, en lien avec l’amélioration du rendement des unités de production, la montée en puissance des unités nouvellement installées et le bon approvisionnement en grumes des usines notamment dans la zone de Nkok.
La production d’alliages de manganèse s’est consolidée de 11,6% à 41 040 tonnes, en lien avec la bonne orientation de la production de silico manganèse, en dépit de l’arrêt de l’activité d’électrolyse de manganèse métal depuis septembre 2020.
Dans le même temps, la production dans les BTP (+18,1%), les boissons gazeuses et alcoolisées (+10,6%), l’eau minérale (+2,9%), l’huile raffinée (+15,2%), la fabrication de tôles (+24,5%) et la fonderie (+19,5%) a également été bien orientée.
Parallèlement, les volumes de brut traité se sont établis à 956 979 tonnes métriques contre 834 223 tonnes métriques en 2020, soit une augmentation de 14,7%.
Cette évolution s’explique par un approvisionnement régulier de l’usine en brut par les fournisseurs dont les créances sur la raffinerie sont en cours d’apurement. Par contre, le secteur tertiaire a enregistré des résultats mitigés, avec des activités plus résilientes que d’autres.
Ainsi, les activités de transport de personnes (+43,7% de passagers aériens) et de marchandises (+9,8%) ont tiré profit de la levée des contraintes dans les déplacements des personnes et la reprise de l’économie mondiale et de la demande qui en découle.
Les télécommunications (+1,5%) et le commerce des produits pétroliers (+12,6%) ont également été bien orientés sur la période, en lien avec le frémissement de l’activité économique nationale. De même, le commerce des produits pharmaceutiques (+10%), les services rendus aux particuliers (+13,8%) et les services immobiliers (+33,9%) ont enregistré de bonnes performances.
Cependant, les activités du commerce général structuré (-4,6%), du commerce de véhicules industriels (-11%) et des services rendus aux entreprises (-7,7%) ont été en recul, en raison de la spécificité des branches qui ont été peu impactée par le surcroît d’activités après la levée des restrictions imposées par les pouvoirs publics.



















