Le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba a pris la parole, ce 21 Septembre 2022, à la 77ème Assemblée générale des Nations-Unies qui se tient actuellement à New-York aux Etats-Unis. Outre les traditionnelles dispositions protocolaires liées à l’organisation de cette rencontre, lors de son allocution, il a mis un point d’honneur sur la menace inflationniste qu’engendre le conflit Russo-ukrainien. Non sans évoquer les grandes inquiétudes qu’elle fait peser sur l’économie mondiale,.
« Une menace, tout aussi insidieuse, plane désormais sur nos économies. Partout dans le monde, l’inflation atteint de tristes records. Personne n’est épargné, les entreprises comme les ménages, le Nord comme le Sud. Ses effets sont dévastateurs », a déploré Ali Bongo Ondimba.
Avant de préconiser une action urgente de la part de la communauté internationale. « Il nous faut donc agir. Individuellement, certes. C’est ce que le Gabon fait en subventionnant certains produits de première nécessité, en contrôlant les prix sur d’autres. Mais ici aussi, nous ne parviendrons à vaincre efficacement ce phénomène que si nous agissons collectivement, de manière coordonnée, en tout solidarité. C’est un défi de plus, lancé à la face du monde. Nous devons ensemble, tous ensemble, le relever. », a-t-il indiqué.
Au Gabon, si la croissance du PIB devrait atteindre 2,8 % en 2022 et 3,8 % en 2023, grâce au dynamisme du secteur non pétrolier (agriculture, bois et mines), tel n’est pas le cas avec l’inflation. En effet, dans un récent rapport sur les perspectives économiques du pays, le Fonds monétaire international (FMI) indique qu’elle devrait s’établir à 3,5 % et 3,2 % en 2022 et 2023 respectivement. Soit légèrement au-dessus de la norme communautaire qui la situe en deçà de 3%.
Pour juguler la situation, Le gouvernement et les opérateurs économiques intervenant dans la chaîne des prix ont signé un protocole d’accord pour l’application d’une nouvelle mercuriale le 15 septembre 2022. Cette nouvelle mercuriale fixe les prix plafond aux stades gros, demi-gros et détail de 48 produits alimentaires importés de catégories viandes, volailles, poissons, conserves, riz et produits laitiers.
Sa mise en application vise à atténuer les effets inflationnistes causés par le conflit russo-ukrainien et la pandémie de Covid-19. Renseigne le gouvernement sur cet nouvel instrument qui entre en vigueur, le 1er octobre prochain, et qui devrait occasionner un manque à gagner supplémentaire, d’environ 300 millions de FCFA à l’État.



















