La cryptomonnaie bouscule l’establishment monétaire de la zone Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). A l’occasion du Conseil d’administration du 20 juillet dernier, les implications de la loi régissant cette devise en République centrafricaine sur l’architecture règlementaire de la communauté en matière monétaire et financière ont été examinées.
Le Conseil d’administration a ainsi accueilli favorablement l’expression par la République centrafricaine de son attachement à la monnaie unique et au respect des statuts de la Banque des Etats de l’Afrique centrale, des textes régissant l’Union monétaire et de ses engagements communautaires.
Par la même occasion, l’instance a aussi accueilli favorablement, l’expression par la République centrafricaine de son attachement à la monnaie unique et au respect des statuts de la Banque des Etats de l’Afrique centrale, des textes régissant l’Union monétaire et de ses engagements communautaires.
Tout comme elle a pris bonne note de la sollicitation, par la République centrafricaine, de l’assistance de la BEAC et des instances compétentes de la communauté, pour l’élaboration d’un cadre normatif régissant les cryptoactifs dans la CEMAC.
Le Conseil d’administration a enfin encouragé la BEAC à poursuivre les actions en faveur de l‘inclusion financière et de la modernisation de ses infrastructures, ainsi que la réflexion visant à créer une monnaie numérique de banque centrale.
Pour rappel, la Loi n°22.004 régissant la cryptomonnaie en République centrafricaine a été promulguée par le président de la République centrafricaine, le 22 avril 2022. La BEAC a aussitôt mis sur pied un comité d’experts pour un examen approfondi de la “conventionnalité” de cette loi.
En outre, au terme de la mission d’une semaine effectuée par une équipe du Fonds monétaire international (FMI) à Bangui dans le cadre de la deuxième revue du programme de référence de la République centrafricaine approuvé en décembre 2021, ledit programme a été prolongé de trois mois jusqu’à fin septembre 2022.
Cela, afin de donner aux autorités centrafricaines plus de temps pour obtenir des garanties de financement de la part de partenaires au développement d’une part et d’autres part, pour harmoniser la loi sur les crypto-actifs avec les engagements régionaux au niveau de la zone Cemac, indique le rapport de mission du FMI.



















