L’agenda de la ministre de l’Economie et de la Relance, Nicole Jeanine Lydie Roboty, épouse Mbou aux Etats-Unis à l’occasion des Assemblées annuelles du Fond monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale était bien chargé.
En marge de cette activité, elle a mis à profit pour son séjour pour échanger avec les partenaires et surtout plaider pour le financement de l’économie gabonaise. Pour ce faire, elle a entamé une forte activité diplomatico-économique, avec les plus hauts responsables du FMI, de la Banque mondiale, certains opérateurs privés et d’autres institutions financières reconnues sur le plan international, renseigne le service de communication du ministère.
De manière chronologique, le 11 octobre 2022, elle a pris part à la réunion des ministres des finances du G24, (groupe intergouvernemental chargé des questions monétaires et financières). A l’occasion, la ‘’Patronne’’ de l’économie gabonaise a « plaidé non seulement, pour un soutien aux pays à revenu intermédiaire en cette période de crise, mais aussi pour la reconnaissance des efforts que fait le Gabon en matière d’économie verte et de climat ».
Le lendemain, elle a échangé avec Ousmane Diagana, le Vice-président de la Banque mondiale en charge de l’Afrique centrale. Au cours leurs échanges, ils ont fait un tour d’horizon de la coopération entre cette institution financière et le Gabon.Les deux personnalités se sont d’ailleurs félicitées des progrès accomplis dans la mise en œuvre des projets financés par la Banque mondiale.
Au terme de la rencontre, il ressort que la Banque mondiale devrait intensifier sa coopération et son soutien financier en faveur du Plan d’accélération et de la Transformation. Un programme déjà soutenu par le Fonds monétaire international, l’Agence française de développement (AFD) et la Banque africaine de développement BAD).
Dans ce droit fil, à la table ronde sur la résilience en matière d’accès d’engrais en Afrique. Nicole Jeanine Lydie Roboty, épouse Mbou s’est appesantie sur la nécessité d’avoir à la fois un renforcement de la formation quant à l’utilisation de ces engrais, et le coût de ces derniers qui sont de nature à faciliter la promotion de l’agriculture dans nos pays, durant son intervention.
Avant de s’entretenir par la suite avec les responsables de la Société américaine de financement du développement international (DFC). Il a été notamment été question de voir dans quelle mesure, cette structure de l’Etat américain, peut accompagner le Gabon dans un certain nombre de projets.
Il faut relever que DFC, dans le cadre de ses activités, s’associe régulièrement au secteur privé pour financer des solutions aux défis les plus critiques auxquels sont confrontés les pays en développement.
Au Gabon, faut-il le souligner, son empreinte a déjà été marquée dans le projet de construction des nouveaux terminaux portuaires de GSEZ, spécialisés dans le transport des minéraux et du vrac. Ses capitaux sont également présents dans le développement de la Zone économique spéciale de Nkok. De manière précise, DFC a fourni une réassurance à Chubb European Group SE, qui assure Meridiam Africa Infrastructure Investments, détenteur d’une participation de 25% dans le projet.
Dans la même dynamique, la ministre de l’Economie et de la Relance a devisé avec les principales banques internationales intéressées à accompagner le Gabon dans son effort de développement. On cite entre autres, la Standard Chartered Bank, la Deutsche Bank et de Citibank.
Elle a également été reçue tour à tour par le Directeur général adjoint du FMI et par son Directeur du département Afrique, au siège de cette institution à Washington, D.C. aux Etats Unis. Les échanges ont principalement tourné autour de deux aspects : le suivi de la mise en œuvre du programme économique et financier soutenu par le FMI et la finance de l’économie verte et le financement en faveur du climat.
Sur le premier point, le membre du gouvernement gabonais a affirmé la volonté des plus hautes autorités gabonaises de mettre en œuvre les réformes convenues mais également plaider pour une prise en compte de la dimension sociale dans les différentes réformes structurelles.
S’agissant de la finance de l’économie verte et le financement en faveur du climat, second point des échanges avec ses deux hôtes, la ministre de l’Economie et de la Relance s’est appesantie sur les actions que déploie le Gabon en matière de préservation de l’environnement et du climat. Cela, afin de donner ainsi une place à notre pays à la hauteur de ces efforts dans le concert des nations. Autrement dit, c’est un voyage bien studieux et charriant des perspectives bénéfiques pour le Gabon, que vient d’effectuer Nicole Jeanine Lydie Roboty, épouse Mbou au pays de l’Oncle Sam.


















