Le projet de Loi de finances 2027 a été adopté en Conseil des ministres le 18 septembre dernier, et soumis à l’approbation du Parlement. Il établit le total des ressources et des dépenses de l’État à 6 223 milliards de francs CFA, soit une hausse de 727,9 milliards de francs CFA par rapport à la loi de finances rectificative 2026, selon un communiqué du ministère de l’Économie et des Finances.
Selon les termes dudit communiqué, le gouvernement prévoit de lever 1 144 milliards de francs CFA (2,01 milliards de dollars) sur les marchés internationaux en 2027, alors que le projet de budget table sur une accélération de la croissance économique et un rebond de la production pétrolière, alors que le service et le remboursement de la dette augmentent fortement.
Le financement prévu pour 2027 comprend également 600 milliards de francs CFA levés sur les marchés domestiques ou régionaux, 300 milliards de francs CFA d’emprunts bancaires, 600 milliards de francs CFA d’appuis budgétaires et 287,3 milliards de francs CFA de financements de projets.
Quant à la croissance économique, elle est prévue à 4,5 % en 2027, contre 4,0 % en 2026. Dans ce droit fil, la production pétrolière devrait augmenter de 4,1 % pour atteindre 11,30 millions de tonnes métriques, contre 10,80 millions de tonnes en 2026. Par ailleurs, ce projet de e budget repose sur un prix moyen du brut gabonais de 70 dollars le baril en 2027, contre 80 dollars en 2026.
Parallèlement, la production de manganèse devrait progresser de 8,6 % pour atteindre 10,35 millions de tonnes, tandis que le prix retenu augmente de 45 % à 241,9 dollars la tonne. Tandis que la production de minerai de fer devrait débuter en 2027, avec un volume projeté de 1,5 million de tonnes.
S’agissant des coûts du service de la dette, ils sont projetés à 667,3 milliards de francs CFA en 2027, contre 487,6 milliards de francs CFA dans le budget révisé 2026. L’amortissement de la dette est quant à elle, budgétisé à 1 880 milliards de francs CFA en 2027 ; le gouvernement prévoit également d’apurer 142,9 milliards de francs CFA d’arriérés.


















