Le Centre d’étude et de réflexion sur le monde francophone vient d’emmètre une fois de plus, des indicateurs fortement dithyrambiques sur le Gabon. En effet, l’institution basée à 91, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 75008 à Paris, fait savoir qu’après avoir dépassé le Botswana, second producteur mondial de diamants, le pays creuse l’écart et confirme son statut de pays le plus riche du continent en termes de PIB par habitant, hors très petits pays, majoritairement insulaires.
Selon le CERMF, cette nouvelle performance réalisée avant la forte hausse du cours du pétrole en 2022, est due aux importantes avancées en matière de diversification et de facilitation de l’entreprenariat, à l’origine d’une économie plus résiliente et d’une modernisation rapide du pays, poursuit-elle. Tout en indiquant par ailleurs, que ces réussites tendent à démontrer que la récente adhésion du Gabon au Commonwealth n’est en rien liée à des considérations d’ordre économique…
8017 dollars par habitant depuis début 2022
Selon les dernières données de la Banque mondiale, le Gabon affichait un PIB par habitant de 8 017 dollars début 2022, dépassant ainsi celui du Botswana, qui s’établissait à 7 348 dollars.
« En creusant l’écart par rapport à l’année précédente (respectivement 6 882 et 6 349 dollars, selon les données les plus récentes), le Gabon consolide ainsi sa position de pays le plus riche du continent, hors très petits pays ne pouvant être pris en compte pour l’établissement de comparaisons pertinentes en matière de richesse et de développement économique et social, en raison d’une très faible population (moins de deux millions d’habitants), et d’une superficie particulièrement réduite, avec un territoire parfois à peine visible sur une carte géographique », soutient le CERMF.
Il s’agit notamment de Maurice, des Seychelles et de la Guinée équatoriale, qui affichent une richesse par habitant supérieure, mais dont la population est comprise entre seulement 0,1 et 1,5 million d’habitants, et dont le territoire est très limité (la Guinée équatoriale et Maurice, les deux moins petits de ces trois pays partiellement francophones, étant respectivement 9,5 fois et 131 fois moins étendus que le Gabon…).
Pour le CERMF, le Gabon et le Botswana ont le double point commun d’être des pays au sous-sol très riche en matières premières non renouvelables, tout en ayant une population quasi égale en nombre. Peuplé de 2,3 millions d’habitants, le Gabon est en effet, le 8e producteur africain de pétrole (et le 36e au niveau mondial) ainsi que le deuxième producteur africain et le 3e mondial de manganèse (et en passe d’en devenir le second, derrière l’Afrique du Sud). Tandis que le Botswana, peuplé de 2,4 millions d’habitants, est le deuxième producteur mondial de diamants, après la Russie.
Sur ces deux points, ces deux pays peuvent également être comparés à la Namibie, pays voisin du Botswana et ancienne colonie sud-africaine, ayant obtenu son indépendance en 1991 au terme d’un long conflit de 23 années.
Comptant 2,6 millions d’habitants, la Namibie est en effet le 5e producteur africain de diamants (et le 7e mondial), ainsi que le premier producteur continental et le quatrième mondial d’uranium, essentiellement destiné à la Chine et avec une production désormais près de deux fois supérieure à celle du Niger (second producteur africain, et fournissant aujourd’hui moins d’un tiers de l’uranium consommé par la France, qui s’approvisionne principalement au Kazakhstan et au Canada).
Toutefois, la Namibie traverse une grave crise économique depuis quelques années, et affiche un PIB par habitant de seulement 4 729 dollars début 2022, largement derrière le Gabon et le Botswana, conclut le Centre d’étude et de réflexion sur le monde francophone.
Pour rappel, le Centre d’étude et de réflexion sur le monde francophone (CERMF) est un organisme indépendant ayant le statut juridique d’association régie par la loi du 01 juillet 1901, et par son décret d’application du 16 août 1901.



















