Du 2 au 22 décembre 2021, le Fonds monétaire international (FMI) a mené des entretiens à distance avec les autorités camerounaises au sujet des consultations de 2021 au titre de l’article IV, et de la première revue des accords au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) et du mécanisme élargi de crédit (MEDC).
Au cours de ces consultations, l’économie camerounaise a été passée au peigne fin. Plusieurs observations ont également été faites. Ainsi, au niveau de la croissance, le Fonds s’est montré assez optimiste. En effet, les experts ont noté que la croissance commence à se redresser après le ralentissement de 2020. Cela, sous l’effet d’un regain de la demande intérieure et de la reprise mondiale.
En outre, les perspectives économiques à moyen terme restent favorables, mais entourées d’une incertitude considérable. Les autorités et l’équipe des services du FMI se également sont mises d’accord sur un ensemble de mesures et de politiques destinées à renforcer la discipline budgétaire, à remédier de toute urgence aux risques budgétaires posés par des entreprises publiques et à accélérer la mise en œuvre de réformes structurelles.
Dans ce cadre, la mission a insisté sur le fait que la réalisation d’une croissance forte, durable et inclusive passerait par une intensification des réformes structurelles, afin d’améliorer la gouvernance et la transparence.
À cet égard, elle s’est félicitée des récentes mesures prises par les autorités en vue de renforcer la gouvernance et d’honorer ainsi les engagements pris dans le cadre de la facilité de crédit rapide du FMI, notamment la publication du rapport d’audit des dépenses liées à la Covid-19 en 2020.
La mission a également salué la publication du rapport 2019 au titre de l’initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Elle a aussi encouragé les autorités à accélérer les réformes destinées à exploiter le potentiel de l’économie.
De leur côté, les autorités Camerounaises ont reconnu le rôle essentiel du secteur privé dans la promotion de la croissance et de l’emploi, ainsi que dans la réalisation des objectifs de la Stratégie nationale de développement du Cameroun (SND30).
Elles ont également souligné la nécessité de renforcer le dialogue officiel avec les entreprises afin de recenser les obstacles qu’elles rencontrent, et d’améliorer le climat des affaires et la gouvernance.
La mission a souligné que des progrès constants devaient être accomplis sur le plan des réformes structurelles afin de favoriser la participation d’une plus grande part de la population à l’activité économique.
À cet égard, la mission a pris note de la préparation d’une stratégie d’inclusion financière ainsi que de l’incorporation dans le budget 2022 d’une annexe spécialement consacrée à la budgétisation sensible au genre.
La mission a aussi mis l’accent sur l’importance de protéger les tranches pauvres et vulnérables de la population. Tout comme elle a préconisé de mettre en œuvre, la stratégie nationale pour la protection sociale avec l’aide des partenaires pour le développement.
Dans ce sens, les autorités travaillent avec certains d’entre eux à l’élaboration d’une stratégie destinée à atténuer les répercussions du changement climatique et à s’y adapter.



















