Malgré les confinements et la perturbation des voyages liés au Covid-19, 93 % des pays africains ont maintenu ou amélioré leur score par rapport à 2021. Deux tiers des pays africains ont adopté des politiques de visa plus libérales qu’il y a six ans.
De manière détaillée, le rapport de l’Indice d’ouverture sur les visas en Afrique 2022 montre que les pays africains ont fait des progrès en matière de politiques de liberté de déplacement, dont la plupart avaient été fortement restreintes par la crise du Covid-19.
Cette publication annuelle, préparée par le Groupe de la Banque africaine de développement en collaboration avec la Commission de l’Union africaine, en est à sa 7e édition et a été lancée ce 11 décembre 2022, en marge de la Conférence économique africaine 2022 à Maurice.
Le rapport recense les politiques de visas adoptées par les gouvernements africains en fonction de trois critères principaux : l’exemption de visa pour les citoyens d’autres pays africains, la possibilité d’obtenir un visa à l’arrivée et l’obligation pour les voyageurs d’obtenir un visa avant de se rendre dans d’autres pays africains.
Le rapport de cette année souligne l’impact de la pandémie de Covid-19 au cours des deux dernières années (2020 et 2021), pendant lesquelles la plupart des pays ont restreint les déplacements, tant au niveau national qu’international. Les restrictions sur les voyages internationaux allaient de la fermeture complète des frontières aux quarantaines, en passant par les mesures de dépistage et l’interdiction des visiteurs en provenance de pays jugés « à haut risque ».
Le classement et dominé par une top cinq composé du Rwanda, du Ghana, de la Gambie, avec chacun un score de 1.000 points. Les deux autres pays composant ce peloton de tête sont le Ghana et le Rwanda avec respectivement des scores de 0.883 et 0.868.
Les pays les moins ouverts du continent selon cet indice sont : l’Erythrée avec 0.049 point, le Soudan, 0.030 point ; la Guinée équatoriale, 0.019 point ; tout comme la Libye, 0.019 point et enfin le Sahara occidental avec Western Sahara avec o point au compteur.
Il convient enfin de noter qu’en Afrique centrale, le Gabon qui totalise 0.170 point occupe la 42e place continentale. Il est devancé par le Tchad qui totalise 0.279 point pour une 39e place à l’échelle du continent et le Congo, avec 0.215 point qui de son côté pointe à la 41e position à l’échelle du continent.
Le pays d’Ali Bongo devance tout de même la RCA qui totalise 0.151 point pour une 43e place continentale. Ainsi que le Cameroun et la Guinée Equatoriale qui ferment le classement avec respectivement 0.132 point et 0.019 point pointant ainsi aux 44e et 52e rangs sur l’échiquier continental.
Faits saillants de l’indice d’ouverture sur les visas en Afrique 2022
Les voyages en Afrique sont devenus plus ouverts aux citoyens africains en 2022, avec moins de restrictions dans l’ensemble. Il y a maintenant une répartition égale entre les voyages sans visa et les voyages pour lesquels un visa peut être obtenu à l’arrivée dans le pays de destination.
Trois pays — le Bénin, la Gambie et les Seychelles — offrent une entrée sans visa aux Africains de tous les autres pays. En 2016 et 2017, un seul pays le faisait. 24 autres proposent un e-Visa, soit 5 de plus qu’il y a cinq ans. Dans cette dynamique, 36 pays ont amélioré ou maintenu leur score d’indice d’ouverture sur les visas depuis 2016. Tandis que 50 ont maintenu ou amélioré leur score d’indice d’ouverture sur les visas par rapport à 2021, généralement après avoir supprimé certaines des restrictions en matière de politique des visas mises en place pendant la pandémie.
En résumé, 48 pays sur 54 — la grande majorité des pays africains — permettent désormais de voyager sans visa aux ressortissants d’au moins un autre pays africain. 42 pays offrent une exemption de visa aux ressortissants d’au moins 5 autres pays africains.
Pour la bonne gouverne, l’Indice d’ouverture sur les visas en Afrique évalue dans quelle mesure, les pays africains sont ouverts aux voyageurs en provenance d’autres pays africains. Publié chaque année depuis 2016, l’Indice suit l’évolution des scores des pays dans le temps pour montrer comment les politiques nationales évoluent en matière de liberté de circulation à travers l’Afrique.



















