Le secteur bancaire gabonais a clôturé l’année 2021, sur une performance remarquable. Selon les notes du ministère de l’Economie, son bilan a observé une hausse de 15,2%, pour se situer à 3 266,6 milliards de FCFA, contre 2 835,6 milliards un an plus tôt.
Selon notre source, cette évolution est essentiellement liée à l’accroissement des dépôts de la clientèle (+8,1% à 2 353,9 milliards de FCFA) et des capitaux permanents (+19,4%).
Il convient toutefois de noter que le taux de couverture des crédits par les dépôts s’est détérioré, passant de 147,9% au 31 décembre 2020 à 136,4% à la période sous revue. Les créances en souffrance se sont relevées de 1,1% pour s’établir à 157,8 milliards de FCFA à la fin décembre 2021. Toutefois, elles représentent 8,5% du portefeuille de crédits contre 9,8% un an plus tôt, ce qui traduit une bonne tenue du portefeuille crédit.
Hausse des ressources collectées
S’agissant des opérations avec la clientèle, les ressources collectées ont ainsi augmenté de 8,1% à 2 353,9 milliards de FCFA au quatrième trimestre 2021.
Dans le même temps, les ressources à vue ont également suivi cette tendance. Elles se sont consolidées de 4,8% à 1 584,7 milliards de FCFA, portées par la hausse simultanée des dépôts des différents types à l’exception de ceux du secteur privé qui ont connu une baisse de 0,9%.
Quant aux ressources à terme collectées auprès de la clientèle, essentiellement constituées des comptes à terme et des comptes de dépôts à régime spécial (bons de caisse), elles ont augmenté de 12,3% à 644,4 milliards contre 573,6 milliards de FCFA un an plus tôt.
A la fin de l’année, ces ressources ont représenté 27,4% du total des dépôts collectés alors qu’elles ne représentaient que 26,3% l’année précédente. Les dépôts publics ont également crû de 36,7% pour s’établir à 126,7 milliards de FCFA.
Les dépôts des entreprises publiques qui, durant la période précédente, ne représentaient que 2% du total des dépôts, ont plus que doublé pour s’établir à 90,4 milliards de FCFA, soit 3,8% du total des dépôts. Aussi, les dépôts des non-résidents ont-ils augmenté de 91,2%.
Cependant, les dépôts du secteur privé non financier ont baissé de 0,9% à 1 841,4 milliards de FCFA au cours de la période sous revue et ont représenté 78,2% des dépôts.
Hausse des crédits alloués au secteur privé et raffermissement des crédits octroyés à l’État
Sur le registre des crédits distribués sur la période sous-revue, ils se sont consolidés de 16% à 1854,2 milliards de FCFA, contre 1598,1 milliards un an auparavant, tirés essentiellement par la hausse des crédits accordés au secteur privé.
En effet, les crédits octroyés au secteur productif ont augmenté de 16,9% à 1324,4 milliards de F CFA à la fin du quatrième trimestre 2021. Ceux-ci ont représenté 71,4% de l’ensemble des crédits bruts distribués.
En glissement annuel, les crédits octroyés à l’État se sont raffermis de 4,3% à 359 milliards de FCFA. Ils ont représenté 19,4% du total des crédits contre 21,5% en décembre 2020.
Ceux consentis aux entreprises publiques qui ont représenté 1,6% du total des crédits bruts. Ils se sont établis à 29,7 milliards de F CFA à la fin de décembre 2021. L’on note enfin une baisse de 22,9% des opérations de crédit-bail dont l’encours s’élève à 15 milliards de F CFA contre 19,5 milliards un an plus tôt.



















