Le 24 novembre dernier, Sylvain Ombindha Talheywa, le secrétaire général de la Fédération des collecteurs des régies financières (Fecorefi) a décrété une grève générale illimitée au sein des administrations des douanes, impôts, hydrocarbures et du Trésor public.
Outre la régulation des situations administratives bloquées depuis une décennie, la publication du fichier des fonctionnaires fantômes servant au paiement des primes dans les régies financières, les régies fustigent le fait qu’une partie des primes (et non des salaires) versée aux agents le soit, non pas automatiquement, mais sur la base de critères de performance.
Le paiement intégral de la Prime de la performance budgétaire (PPB) constitue également l’une de leurs revendications, sinon, le principale. Une prime qui serait maintenant payée à 40%, en violation flagrante des dispositions de l’article 8 du décret 00429 alors que les agents ont dépassé les objectifs au mois d’octobre 2021, indique Sylvain Ombindha Talheywa.
« Nous avons écrit plusieurs fois, demandé les audiences auprès de madame le Premier ministre, auprès des ministres concernés, nous avons sollicité la tenue d’une réunion du comité de coordination qui réunit les trois ministres, rien, personne n’a réagi », justifie-t-il.
Du côté du gouvernement, l’on rappelle qu’« Un nouveau texte réglementaire a été adopté pour fixer le mode de calcul et le montant des primes. Des primes qui viennent en plus des salaires perçus par les agents. Des primes indexées sur certaines rentrées d’argent et donc sur la faculté des agents à les recouvrer ».
En effet, les modalités de paiement de cette Prime à la performance Budgétaire sont bien précisées dans le journal officiel. Lequel stipule dans son article 8, que lorsque les objectifs budgétaires prescrits sont atteints, cette prime est payée pour son montant intégral, conformément à une clé de répartition bien définie. Lorsque les objectifs ne sont pas atteints, elle n’est tout simplement pas payée.
Faut-il le rappeler, en 2020, régies financières ont observé une longue grève de six. Elle a causé un manque à gagner de près de 300 milliards de FCFA sur les recettes de l’Etat.



















