A la faveur du Conseil des ministres du 17 décembre 2021, la ministre de l’Economie et de la Relance, Janine Lydie Roboty épouse Mbou a présenté deux projets de loi autorisant l’Etat gabonais à contracter des emprunts auprès de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) et de la Banque africaine de développement (BAD).
Ces deux projets d’emprunts ont reçu le quitus du Conseil des ministres. Le premier se décline en un montant de 15 milliards de francs CFA auprès de la BDEAC. Il est destiné au financement partiel de la stratégie de riposte contre la Covid-19.
Pour le second projet d’emprunt, il s’élève à 32 797 850 000 de FCFA. Ces fonds seront alloués au financement du Programme d’appui aux réformes économiques (PARE). Notamment, dans la cadre de la première phase des deux opérations d’appui budgétaire général programmés sur les exercices budgétaires 2021 et 2022.
Quid de ces nouveaux emprunts ?
Pour la bonne gouverne, le 28 septembre 2021, dans le cadre de sa mission de financement du développement, la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) a consenti une enveloppe de 15 milliards FCFA en faveur de la République gabonaise pour soutenir le plan national de riposte à la Covid-19.
Plus spécifiquement, le projet vise à améliorer l’accès aux services de santé de qualité et à garantir la sécurité sanitaire en situation d’épidémie et post-épidémie avec notamment la réhabilitation des infrastructures sanitaires existantes et la construction de nouvelles structures hospitalières sur l’ensemble territoire national. Ce qui permettra au final d’améliorer l’offre de soins sur l’ensemble du territoire gabonais.
S’agissant du Programme d’appui aux réformes économiques (PARE), son financement s’élève à 50 millions d’euros, soit 32 797 850 000 de FCFA. Il s’agit de la première phase d’une série programmatique de deux Appuis budgétaire généraux (ABG). Elle couvre la période 2021-2022, tel que prévu dans le Document de stratégie – pays (DSP). Elle présente également un cadre pluriannuel du programme et une liste de mesures de réformes considérées comme déclencheurs indicatifs pour la deuxième phase.
Son approche programmatique permet de faciliter la prévisibilité de l’aide et son alignement aux politiques nationales. Cela, en vue de créer les conditions favorables pour une reprise économique post-Covid-19 et à jeter les bases d’une reprise économique rapide. A travers l’amélioration de la gestion des finances publiques et la compétitivité sectorielle.
Les résultats attendus en 2022 sont nombreux. Ils portent sur la programme de consolidation des mesures prises par le gouvernement. Ils ‘agit entre autres, de l’amélioration de la marge de manœuvre budgétaire, de l’amélioration du climat des affaires, de la compétitivité et la transparence sectorielle.
Autrement dit, le PARE est aligné sur les priorités du Plan stratégique Gabon émergent (PSGE) et du Plan d’accélération de la transformation (PAT) qui en est la déclinaison et la feuille de route de l’action gouvernementale pour la période 20121 – 2023.
Le programme est également aligné sur la stratégie décennale de la Banque (2013 – 2022), en l’occurrence, la gouvernance et la responsabilité ainsi que le développement du secteur privé. En créant un espace budgétaire pour la diversification de l’économie et soutenant les réformes autour des deux piliers.
Le stock de la dette publique s’alourdit davantage
Ces nouveaux tirages auront naturellement leur effet sur le stock de la dette publique du pays. Car, au cours des six premiers mois de l’année en cours, l’encours de la dette publique a augmenté de 14,7% à 6539,9 milliards de FCFA.
Selon la Direction générale de l’économie, la hausse de ce stock est imputable à l’accroissement de l’encours de la dette intérieure (+48,4%) et extérieure (+0,9%). Tandis que l’augmentation de la dette extérieure est due au renforcement des engagements auprès de toutes les composantes.
Au cours de la période sous-revue, la structure du portefeuille de la dette publique est composée 62,3% de la dette extérieure et de 37,7% de la dette intérieure.



















