Pour rassurer tous ceux qui pourraient s’interroger sur l’opportunité de ce nouveau recours aux marchés financiers, et qui pourrait selon eux, augmenter le l’encours de la dette du pays, la Direction générale de la dette (DGD) fournit une communication assez claire sur les contours et les détails de cette nouvelle levée de capitaux.
Dans ce cadre, explique la DGD, « la stratégie d’endettement de l’Etat gabonais pour l’année 2022 s’inscrit pleinement dans le soutien de l’activité économique afin d’atténuer d’une part, l’impact de la crise sanitaire de la Covid-19 et conflit en Ukraine, et d’autre part pour la mise en œuvre du Plan d’accélération de la transformation (PAT) ».
Toujours, selon la Direction générale de la dette, ‘‘cette orientation se justifie par la nécessité de dégager des marges budgétaires permettant de soutenir le financement du Plan d’accélération de la transformation (PAT) de l’économie gabonaise en maintenant à un niveau appréciable l’investissement public dans les infrastructures de base et en accompagnant la participation des opérateurs économiques locaux à la croissance économique et particulièrement à celle des secteurs prioritaires ».
La DGD indique d’ailleurs à cet effet que « la restauration de la capacité d’autofinancement des entreprises domestiques constitue un enjeu majeur à la mise en œuvre rapide du PAT. Raison pour laquelle, pour matérialiser cet objectif, le gouvernement a opté pour la mobilisation d’un emprunt obligataire par Appel public à l’épargne (APE) sur le marché financier de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ».
Autrement dit, cet emprunt obligataire d’un montant de 175 milliards de FCFA, rémunéré au taux annuel de 6,25% net sur une maturité de six ans a fait l’objet d’un mandatement du ministre de l’économie et de la relance à Emrald Securities Services Bourse (ESS Bourse) en qualité d’arrangeur et chef de file principal de l’opération.
De plus, il est conforme à la stratégie d’endettement public 2022-2024 et à la Loi de Finances rectificative 2022. Il est par ailleurs, particulièrement en phase avec les dispositions de la LFR 2022 qui autorise « le gouvernement à entreprendre dans le cadre de la gestion active de la dette, toutes opérations permettant de rendre liquides les moratoires et autres passifs inscrits dans son portefeuille de dettes intérieures ».
Ainsi, le produit de l’émission de l’emprunt obligataire par Appel public à l’épargne « EOG 6,25% NET 2022–2028 » sur le marché financier des Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), sera dédié à l’apurement des moratoires en portefeuille à la Direction générale de la dette (DGD). Cela, à l’issue des travaux de vérification et de certification du service fait engagés par la Task-force sur le règlement de la dette intérieure. Quant à l’affectation des paiements, il se fera prioritairement au bénéfice des entreprises engagées dans les projets prioritaires du PAT.


















