C’est une nouvelle qui requiert surtout un optimisme prudent. En effet, les risques que pressentait la dette du Gabon se sont fortement dissipés en 2022, selon le FMI. Lequel, l’a toujours jugée de viable et en même temps fait savoir qu’elle a également observé une diminution par rapport à la précédente analyse de la viabilité de la dette.
Pour l’institution de Bretton Woods, le contexte est plus favorable. Ce, du fait essentiellement de l’allégement du ratio et du service de la dette, grâce aux cours élevés du pétrole. Seulement prévient le Fonds, ce processus est susceptible de s’estomper.
La dette publique gabonaise devrait atteindre 52,6 % du PIB en 2022, contre 65,8 % du PIB en 2021 et 71,1% en 2020. La révision à la baisse du ratio dette publique sur PIB en 2022 par rapport à la précédente AVD s’explique principalement par une croissance du PIB nominal plus soutenue sur fond de hausse des cours du pétrole.
La dette devrait diminuer pour atteindre 43,4 % du PIB en 2027. Cependant, les besoins de financement bruts s’établiront en moyenne à 4,9 % du PIB à moyen terme, en recul par rapport aux 8,8 % du PIB durant la période 2011–21.
Autre détail, les tensions sur la liquidité se sont apaisées. Le service de la dette représente désormais 48,9 % des recettes en 2022, contre 80 % en 2021. Cependant, tempère le FMI, cette dette reste exposée à des chocs macroéconomiques. Notamment, un choc sur la croissance du PIB réel et un choc sur le taux de change réel.
Par ailleurs, sa viabilité devrait être renforcée par des assurances plus solides pour couvrir les déficits de financement à court terme qui subsistent, en apurant les arriérés intérieurs dus et en parvenant dans la durée à rester à jour des paiements au titre du service de la dette extérieure. Et ce, grâce à une stratégie de gestion de la dette à moyen terme crédible couplée à des politiques budgétaires prudentes.



















