Du secteur privé au public, précisément de la banque au gouvernement, il n’y a qu’un pas à franchir. C’est le moins que l’on puisse dire avec l’entrée d’Henri-Claude Oyima au premier gouvernement de la 5e République gabonaise. En effet, le nouveau promu sur qui repose désormais la responsabilité de redresser et de relancer l’économie et d’assainir les finances gabonaises, n’est plus à présenter.
À 68 ans, Henri-Claude Oyima, le PDG de BGFI Holding Corporation SA est une figure centrale du secteur financier gabonais. Jouissant d’une expérience de plus de 40 ans dans la finance, il aura pour mission, de restaurer la crédibilité budgétaire du Gabon mais également d’apporter des réponses fiables aux urgences sociales, dont la vie chère. De manière spécifique, ce banquier de métier hérite d’un portefeuille qui était jusqu’ici réparti entre deux ministères, à savoir le ministère des Comptes Publics et de la Dette et celui de l’Économie et des Participations.
Pour la bonne gouverne, est le président Directeur général de BGFI Holding Corporation SA, la maison mère du groupe bancaire panafricain BGFIBank. Il est par ailleurs président de la Fédération des Entreprises du Gabon et président du conseil d’administration de la Bourse des Valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) basé à Douala au Cameroun. Ce briscard est doté d’une expertise approfondie des mécanismes financiers internationaux et une connaissance aiguë des enjeux économiques du Gabon. Il prend les commandes d’un ministère stratégique au moment où le Gabon en quête de crédibilité et de relance, avec un taux d’endettement qui dépasse le seuil de 70% et où la question de la vie chère se pose avec acuité. Son expérience est considérée comme un atout majeur pour piloter les réformes économiques envisagées par le nouvel exécutif.
Titulaire d’un Bachelor en sciences d’administration et un master en banque à l’Université de Washington, Henri-Claude Oyima semble donc avoir toutes les armes nécessaires pour affronter les défis qui se posent. Il commence sa carrière à Citibank de New York en 1982. En 1983, il entre à la banque Paribas Gabon où il est nommé directeur général adjoint. En juin 1985, il est nommé directeur général puis, en mai 1986, administrateur-directeur général. Il a également par le passé, présidé l’Association professionnelle des établissements de crédit du Gabon (APEC-Gabon), le Club des dirigeants des banques et établissements de crédit d’Afrique, et le conseil d’administration du groupe d’assurances Ogar.
De nombreux observateurs saluent son entrée au sein du gouvernement. Ils l’apprécient en outre comme un signal fort en faveur d’une gouvernance économique renforcée. Certains estiment également qu’il pourra mettre à profit son volumineux carnet d’adresses pour relancer l’investissement dans le pays



















