Après une forte croissance de 22,9 % en 2022, en 2023, le bilan agrégé de la place bancaire a connu une croissance plus modérée, à 9,0 %, pour atteindre 4 374 milliards. Au passif, cette dynamique a été alimentée par la forte progression des dépôts du secteur public (+ 47,4 %) et par les opérations de refinancement de la BEAC (272milliards, contre 10milliards en 2022).
À l’actif, elle a été portée par les crédits bruts (+ 7,0 %), et surtout par les opérations de trésorerie (+ 26,7 %), au travers des acquisitions de titres publics. Les crédits au secteur privé ont progressé de 12,3 %, après 15,3 % en 2022, tandis que les prêts à l’État ont quasiment stagné (+ 0,3 %) après s’être repliés en 2022 (– 10,3 %).
Le volume des créances nettes en souf- france a diminué de 6,4 % en 2023, ce qui s’est traduit par une baisse du taux net de créances en souffrance, de 2,1 % en 2022 à 1,9 %. La rentabilité de la place ban- caire demeure élevée, avec, en 2023, un résultat net de 111 milliards (+ 26,5 % par rapport à 2022). Le coefficient de rentabilité, établi à 19,8 % en 2023, a aug- menté de 3,3 points par rapport à 2022, mais reste inférieur à celui de la CEMAC, qui s’élève à 30,9 %.
La solidité prudentielle du secteur s’est maintenue, avec un ratio de couverture des risques par les fonds propres de 14,7 % et un ratio de liquidité de 176,7 %, dépassant à la fois les exigences réglementaires (respectivement 10,5 % et 100 %) et la moyenne sous-régionale (11,8 % et 176,4 %). Bien que le secteur bancaire demeure globalement solide, des risques subsistent en raison de l’exposition à la dette souveraine et de la vulnérabilité aux fluctuations des prix du pétrole. Le processus de liquidation de trois banques publiques a progressé en 2023, deux d’entre elles étant désormais en liquidation judiciaire.


















