Au nombre des acquis, l’on retient que le taux de croissance du PIB réel qui avait chuté de 5,5% en 2013 à 0,5% en 2017, est remonté pour atteindre 3,9% en 2019. Le solde budgétaire est passé de -6,6% du PIB en 2016 à +0,7% en 2019. Toutefois, ces progrès économiques n’ont pas suffisamment amélioré la situation sociale du pays.
Le taux de pauvreté monétaire reste élevé et n’a pas beaucoup évolué ces dernières années, passant de 34% en 2015 à 33,4% en 2017. Depuis mars 2020, les effets de la pandémie de la Covid-19 ont détérioré les perspectives de croissance et aggravé les positions extérieure et budgétaire du pays.
En outre, la baisse de la production nationale de pétrole, conjuguée à la chute des cours et le ralentissement de l’activité réelle, notamment en raison des mesures de restrictions sanitaires liées à la pandémie ont entrainé une contraction du PIB de 2,7 % en 2020, contre une croissance prévue de +3,7%.
Le solde budgétaire s’est détérioré à -5,2% du PIB en 2020, contre un excédent budgétaire prévu à+1,0%, contribuant à une forte augmentation de la dette publique qui est passée de 58,7% du PIB en 2019à 74,7% en 2020.
Le solde du compte courant s’est également fortement dégradé pour atteindre -9,5% du PIB. Toutefois, avec la relance de l’économie mondiale favorisée par l’arrivée de vaccins contre la Covid-19 et les mesures de relances économiques au niveau national, la croissance du Gabon devrait rebondir au cours des deux prochaines années et se situer à 2,1% en 2021 et à 3,8% en 2022.
Le programme opérationnel du Document stratégie pays (DSP) a été globalement réalisé sur la période 2016-2020 avec toutefois une efficience des interventions globalement limitée.
Sur les 18 opérations prévues sur la période du DSP, 11 opérations ont été approuvées d’une valeur de 936,31 millions UC (MUC) et 7 opérations d’une valeur de 321,2 MUC n’ont pas été réalisées.
Par ailleurs, 7 opérations d’un montant de 121,73 MUC, non prévues dans le programme, mais en cohérence avec les piliers du DSP, ont été approuvées.
De manière globale, le DSP actuel a enregistré une avancée notable comparativement au précédent DSP 2011-2015 dont les approbations se limitaient à 3 opérations pour un montant de 10,51 MUC.
Les différentes réformes initiées dans le cadre des appuis budgétaires en soutien à l’accord triennal (2017-2019) du FMI ont contribué à la stabilité macroéconomique du pays.
Sur la période du DSP, en tant que pays à revenu intermédiaire (7170 USD de PIB par tête en dollars courants de 2019), le Gabon a bénéficié d’une diversité de sources de financement dont principalement des ressources des guichets public et privé de la BAD (977,01 MUC soit 92,3%), et de différents autres fonds dont le FAT/PRI (5,59MUC soit 0,5%).8.Sur les 21 résultats prévus, (19%) ont été totalement atteints à la mi-mai 2021, (24%) sont en voie de réalisation, tandis que 12 (57%) accusent un retard.
Par ailleurs, sur les 27 produits prévus, 6 (22%) ont été entièrement réalisés, 7 (26%) ont été partiellement réalisés ou sont en cours de réalisation et 14 (52%) n’ont pas été mis en œuvre, en raison des retards dans l’exécution des projets auxquels ils sont liés.
Les différentes réformes initiées dans le cadre des appuis budgétaires en soutien à l’accord triennal (2017-2019) du FMI ont contribué à la stabilité macroéconomique du pays.
De plus, la construction de l’extension du port d’Owendo a permis la réduction du temps d’attente des navires (de 27 jours à2 jours) ainsi que la durée du voyage de Libreville à Franceville (de 2 jours à 18 heures) ainsi que l’amélioration du climat des affaires.
L’évaluation de la performance du portefeuille national est jugée insatisfaisante avec une note de 2,37 sur une échelle de 1 à 4. Le portefeuille est caractérisé par: un taux élevé(60%) de projets connaissant des défis de mise en œuvre et de projets à risque (33%); une capacité d’absorption des ressources très faible avec un taux moyen de décaissement de 14,51% hors appui budgétaire et 23,06% si on tient compte des appuis programmatiques; des retards dans le démarrage des projets et des lenteurs dans la passation des marchés.
Sous une autre pan, les actions envisagées dans Plan d’amélioration du portefeuille pays (PAPP) 2021, ont permis d’améliorer la performance du portefeuille et la diminution des projets à risque. Les principaux enseignements tirés de la mise en œuvre du DSP sur la période 2016-2020, contribueront à l’amélioration de la qualité à l’entrée des opérations à venir et à la performance du portefeuille.



















