Malgré un bilan mitigé dans le cadre du respect des critères et objectifs de réalisation quantitatifs du nouveau programme avec le Fonds monétaire international (FMI), à la fin de l’année 2021, les autorités gabonaises ont rectifié le tir. D’énormes progrès ont réalisé dans sa mise en œuvre.
Le processus reste en phase avec les engagements définis dans la lettre d’intention sur les politiques économiques et financières, adressée par Nicole Janine Lydie Roboty, épouse Mbou (photo), la ministre de l’Economie et de la Relance adressée, à Kristalina Georgieva, Directrice générale du FMI, le 14 juin 2022.
Autrement dit, les autorités gabonaises ont tenu leur engagement de mettre en œuvre les mesures particulièrement concentrées en début de programme, dans le cadre des première et deuxième revues, malgré des difficultés dans leur mise en œuvre.
Les 14 repères structurels ― y compris les 13 repères structurels de la première revue ― ont été mis en œuvre, bien qu’il ait fallu plus de temps pour mettre en œuvre certains d’entre eux. Les deux repères sur la publication du rapport d’audit des dépenses liées à la pandémie de Covid-19 et le décret sur les bénéficiaires effectifs des attributaires des marchés publics ont été mis en œuvre en juin 2022 en tant qu’actions préalables aux première et deuxième revues.
La troisième mesure préalable, également respectée en juin 2022, était la soumission au Parlement de la loi de finances rectificative pour 2022 qui rationalise davantage les exonérations fiscales (un autre repère structurel).
Bien avant cela, la transposition dans la législation nationale des six directives régionales de la gestion des finances publiques adoptées en décembre 2021, de la soumission d’une demande d’adhésion à l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE), étaient également de mises. Tout comme, la mise à jour de la base de données existante des Gabonais économiquement faibles (GEF), pour garantir le respect des critères d’éligibilité et une nouvelle base de données des GEF basée sur de nouveaux indicateurs de pauvreté qui sera établie d’ici fin décembre 2022.
L’objectif de dépenses sociales pour fin décembre 2021, qui était une priorité dans le programme des autorités a aussi été respecté. Les autorités ont également élaboré une stratégie pour apurer tous les arriérés intérieurs et continueront d’identifier et d’évaluer les autres arriérés intérieurs qui ne figuraient pas dans l’encours de 2020 audité et validé en début 2021. Notamment, les arriérés de salaires et les arriérés avec certaines entités publiques, afin d’obtenir un stock exhaustif des arriérés intérieurs
En outre, tous les arriérés extérieurs accumulés jusqu’à la mi-juin 2022 ont été apurés, dont une majorité en mai 2022, à la faveur de l’amélioration de la situation budgétaire. Des mesures correctives ont aussi été prises pour remédier aux faiblesses dans la mise en œuvre du programme. Ainsi que pour renforcer l’exécution budgétaire, améliorer la gestion de la trésorerie et renforcer la coordination entre le Trésor et de l’unité de la dette, afin d’éviter l’accumulation de nouveaux arriérés intérieurs et extérieurs.
Pour l’exercice 2022, les autorités restent déterminées à atteindre les objectifs du programme, et entendent tirer parti du niveau actuel du prix du pétrole pour renforcer davantage leurs marges de manœuvre. Elles entendent mettre en œuvre les réformes essentielles pour améliorer la mobilisation des recettes et la gestion des finances publiques, renforcer le secteur financier et améliorer l’environnement des affaires, tout en protégeant les plus vulnérables.
Elles sont également déterminées à renforcer les cadres de lutte contre la corruption et de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et à poursuivre les efforts d’atténuation du changement climatique. Le gouvernement a enfin l’intention d’utiliser la totalité de l’allocation de DTS de 2009 et seulement 15 % de l’allocation de 2021 pour le remboursement de la dette intérieure et le financement du budget. Tandis que le reste de l’allocation de DTS de 2021 servira à soutenir les réserves internationales à la BEAC.



















