La dernière réunion trimestrielle du Comité national économique et financier (CNEF)-Congo, au titre de l’année 2021, s’est tenue le 14 décembre dernier, au siège de la Direction nationale de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), à Brazzaville, sous la présidence de Rigobert Roger Andely, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public.
Sa collègue, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, en charge de l’Economie, du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, et de Michel Dzombala, Directeur national de la BEAC et Secrétaire général du CNEF étaient également présents.
Plusieurs points étaient inscrits à l’ordre du jour. Il s’agit notamment de : l’adoption du procès-verbal de la réunion du 14 juillet 2021 ; l’état de mise en œuvre des résolutions prises au cours des réunions précédentes ; l’exposé des notes (sur la situation économique, monétaire et financière nationale ; sur le financement de l’économie ; sur l’adoption des projets des textes relatifs à l’immatriculation des établissements de crédit, de microfinance et de paiement au Congo ; sur l’examen et l’adoption du projet de budget 2022 du CNEF-Congo) ; les divers ; les annexes (par exemple, la note sur l’activité du Trésor public congolais relative au marché des valeurs du trésor de la CEMAC.
A cela s’ajoutaient les différentes notes sur la programmation monétaire et les prévisions macroéconomiques nationales ; sur la politique monétaire et l’évolution des agrégats monétaires ; sur la balance des paiements du Congo au 1er semestre 2021 et les perspectives ; sur le système bancaire ; la note sur la dette du Congo ainsi que sur les relations du Congo avec les institutions financières internationales
La bonne nouvelle de fin 2021
Au sortir de cette réunion, Mme Ebouka-Babackas a annoncé à la presse que : « la récession de 2020 est derrière nous ; car, le taux de croissance de 2021 attendu est de 0,5% ». En effet, a-t-elle rappelé, la récession de 2021 était de – 6,2%.
« Aujourd’hui, la croissance est positive grâce au secteur hors pétrolier. Cela veut dire que, si nous diversifions l’Economie, nous aurons une croissance soutenue, forte et résiliente, qui nous permettra de faire face à la triple crise que traverse le Congo : crise financière, crise économique et crise sanitaire », a-t-elle indiqué.
S’agissant de la crise financière, elle a déclaré que « l’espoir est permis ; parce que le gouvernement, à travers le Ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public, s’emploie à signer un nouvel Accord triennal avec le Fonds monétaire international (FMI), au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) ».
Quant à la crise économique, elle a souligné que « le Congo est en train de finaliser l’élaboration de son Programme national de développement quinquennal (PND 2022-2026), qui s’appuiera essentiellement sur la diversification économique, considérée comme stratégie de résilience aux éventuels chocs pétroliers ».
Enfin, concernant la crise sanitaire, « le Congo continue de renforcer son Plan national de riposte contre le Covid-19, mis en place en mars 2020. A ce titre, le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, insiste sur le respect des mesures barrières par ses concitoyens, notamment la vaccination de masse », a-t-elle précisé.
En résumé, la ministre s’est réjouie de ce que le gouvernement a aujourd’hui la riposte nécessaire pour faire face à cette triple crise.



















