Selon une étude du Fonds monétaire international (FMI), la mauvaise gouvernance est l’un des principaux facteurs contribuant aux coûts d’emprunt élevés et volatils du Gabon. Dans ce cadre, le FMI préconise l’amélioration de la gouvernance en matière de finances publiques, le cadre de lutte contre la corruption et celui de la Lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme et de la prolifération (LBC/FT/FP).
Pour l’institution de Bretton Woods, les défis prioritaires résident dans la gestion des ressources pétrolières, où l’opacité des contrats et du partage des revenus dissimule l’ampleur des fonds disponibles pour les dépenses publiques. En outre, les caisses de sécurité sociale au Gabon présentent des risques fiscaux importants, qui pourraient s’aggraver en l’absence de réformes urgentes de gouvernance.
Les fonds de pension public (CPPF) et privé (CNSS) ainsi que le fonds d’assurance santé (CNAMGS) font face à des engagements non provisionnés et des arriérés importants. Entre 2016 et 2022, le gouvernement a accumulé des arriérés sur les contributions patronales et salariales représentant environ 1,2 % du PIB.
Dans le domaine de la Lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme et de la prolifération, les autorités ont récemment terminé une évaluation nationale des risques et soumis un plan d’action de deux ans au Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (Gabac).
Une nouvelle réglementation régionale (COBAC R-2023/01) applicable aux institutions financières est entrée en vigueur en juillet 2024, afin de renforcer les exigences en matière de contrôle interne. D’autres réformes prévues, notamment la désignation de superviseurs LBC/FT/FP pour les négociants en métaux et les agents immobiliers, ainsi que des mesures visant à améliorer la transparence de la propriété bénéficiaire des personnes morales, devraient être accélérées.


















