Cette augmentation est imputable à la fois à l’accroissement de l’encours de la dette extérieure (3,7%) et de la dette intérieure (12,5%). L’augmentation du stock de la dette extérieure (+3,7%) est due au renforcement des engagements des marchés financiers internationaux (11,6%) et des bailleurs multilatéraux (3,1%), souligne la DGD.
S’agissant du stock de la dette intérieure, sa progression relève essentiellement des nouveaux engagements sur le marché régional. Dans ce contexte, à fin mars 2022, la structure du portefeuille de la dette publique est composée à 62,4% de la dette extérieure et 37,6% de la dette intérieure. La part de la dette extérieure a reculé de 1,9 point par rapport à la même période en 2021.
138 milliards de francs réglés au 1er trimestre 2022
Dans le même temps, au cours de la période sous revue, l’Eta a procédé à un règlement de la dette publique de 137,9 milliards de FCFA contre 67,1 milliards de FCFA au 1er trimestre 2021, soit une hausse de 123,3%. Selon la DGD, cette augmentation est liée à l’accroissement du règlement de la dette intérieure, malgré la baisse du paiement de la dette extérieure.
Faut-il le relever, l’augmentation du règlement de la dette intérieure à fin mars 2022, soit quatre fois le montant réglé à la même période en 2021, est imputable au paiement de la dette contractée auprès du marché financier régional et des banques. Le fléchissement du règlement de cette dette extérieure de 12,7% à 31,4 milliards de FCFA, résulte du repli du paiement de la dette envers les créanciers multilatéraux (-57,0%).
Par ailleurs, le règlement de la dette intègre le paiement d’arriérés à hauteur de 6,7 milliards de FCFA (dont 5,7 milliards de FCFA de dette commerciale). En outre, aucun impayé n’a été constaté sur la dette intérieure, renseigne la DGD.
Des perspectives favorables
Sur une toute autre dimension, le niveau de la dette publique, jugé préoccupant au premier semestre 2021, pourrait décliner progressivement. Après avoir atteint 77,4% du PIB en 2020, compte tenu de la chute de l’activité, la dette publique retrouverait son niveau pré-crise dès 2021 à 74,7% avant de décliner progressivement à 56,7% d’ici 2026, grâce à l’assainissement budgétaire et à la reprise économique.
Pour l’heure, les services du FMI considèrent que la dette publique reste soutenable mais à un niveau élevé de risques, au regard, notamment, de l’accumulation de nouveaux arriérés. L’inclusion de nouveaux stocks d’arriérés intérieurs (organismes sociaux, période 2018/2019) a en effet renforcé la pression sur la capacité de remboursement du pays.



















