C’est Aîssatou Diallo qui va désormais présider aux destinées du bureau pays de la Banque mondiale au Gabon. La nouvelle ambassadrice de l’institution de Bretton Woods a été présentée par le Directeur régional de la Banque mondiale, Abdoulaye Seck, il y a quelques jours aux autorités gabonaises.
Les séances de travail ont tour à tour eu lieu avec le Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda, le ministre de l’Economie et de la Relance, Nicole Jeanine Lydie Roboty épse Mbou ainsi qu’avec la ministre du Budget et des Comptes publics, Édith Ekiri Mounombi épse Oyouomi.
Durant les rencontres avec ces autorités, les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale entre le Gabon et l’institution financière internationale. Occasion propice pour les différentes parties de passer en revue, les relations qui lient le Gabon l’institution. Mais également de dresser un bilan de ses activités menées au Gabon.
Parmi les nombreux projets, l’on ainsi mis en exergue ceux relatif au Projet de développement des compétences et de l’employabilité (Prodece), ainsi qu’au Projet d’accès aux services de base en milieu rural et renforcement des capacités (Pasbmir), en passant par un accompagnement financier du Plan d’accélération de la transformation (PAT) considéré par le gouvernement, comme un véritable levier de développement dans le pays.
Avec Rose Christiane Ossouka Raponda, Abdoulaye Seck a saisi l’opportunité pour adresser ses remerciements au chef du gouvernement : « Nous avons eu le privilège d’être reçu par le Premier ministre, avec mes collègues. C’était l’occasion de remercier le Premier ministre et son gouvernement pour le soutien accordé à Madame Alice Ouedraogo, la représentante sortante », a-t-il déclaré au sortir de l’audience.
Non sans évoquer ‘’l’excellence’’ des relations entre le Gabon et son Institution. « Nous avons convenu du nouveau cadre de partenariat : création d’emplois pour les jeunes gabonais avec des emplois dans le secteur privé non-pétrolier et comment renforcer la résilience des ménages […] », a-t-il indiqué.
L’appui budgétaire à venir dans le cadre du programme économique en cours avec le FMI et de l’assistance, dans le cadre de l’émission « green bonds » adossée sur les crédits carbone a aussi été évoquée lors de l’audience avec la ministre du Budget et des Comptes publics, Édith Ekiri Mounombi épse Oyouomi. Tout comme, des discussions sur le cadre budgétaire, les dépenses publiques, la mobilisation des recettes, toutes activités sur lesquelles la Banque mondiale est contente d’apporter un appui à ce ministère.
Abdoulaye Seck n’a pas manqué de noter l’intérêt que « la ministre porte à la question du financement du changement climatique, tout ce qui trait au financement du programme d’adaptation et d’atténuation du risque climatique ».
Pour la bonne gouverne, la nouvelle représentante résidente de la Banque mondiale, Aissatou Diallo a plus de 20 ans d’expérience dans la mise en œuvre de projets dans les domaines du développement, elle fut progressivement consultante, comptable, agent des finances puis agent principale des finances pour la banque mondiale.
L’action du Groupe de la Banque mondiale au Gabon
Le nouveau cadre de partenariat avec le Gabon en est aux premières étapes de son élaboration. Il s’articule autour de deux thèmes centraux : la promotion d’une croissance diversifiée et de la compétitivité et l’amélioration de l’efficacité des programmes sociaux et le renforcement de la protection sociale.
La Banque mondiale conduit actuellement un diagnostic de la situation économique et sociale du Gabon afin de déterminer son prochain cadre de partenariat avec le pays. Pour ce faire, elle a organisé de vastes consultations avec toutes les parties prenantes, y compris des représentants de la société civile et du secteur privé.
Le Gabon est éligible aux financements de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD). Dance cadre, la Banque mondiale finance neuf projets au Gabon, pour un engagement net de 626,70 millions de dollars (au cours l’exercice budgétaire 2019).
Il s’agit du projet régional de développement de la fibre optique en Afrique centrale ; du deuxième projet de développement des infrastructures locales ; du projet E-Gabon ; du renforcement des capacités statistiques ; du renforcement des capacités et d’accès aux services de base dans les zones rurales ; de l’appui au développement des compétences pour l’employabilité ; de l’appui à la gestion durable des écosystèmes des zones humides critiques et enfin, de la gestion de la faune sauvage et des conflits homme-éléphant dans le sud du Gabon.



















